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ITW BEBASKET : ANTYWANE ROBINSON, LE RETOUR D'UN CHAMPION À CHOLET

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Présent lors des années fastes de Cholet Basket, Antywame Robinson (2,01 m, 34 ans) fait son retour dans les Mauges. Lors de son dernier jour de vacances, il a accepté de revenir sur ses années choletaises et de se projeter sur la saison prochaine pour BeBasket avant d'arriver ce dimanche à Cholet.

Antywane, tu es de retour à Cholet où tu as remporté ton premier titre en tant que joueur professionnel. Est-ce-que ce club signifie quelque chose pour toi ?

Oui, je suis nostalgique de cette époque car j'ai eu un grand nombre de succès avec Cholet et j'ai joué avec des supers coéquipiers avec qui j'ai également noué de très bonnes relations. Ces dernières incluent aussi les liens que j'ai tissés avec les supporters qui ne sont pas seulement des fans mais une famille. Où que tu ailles à Cholet, tu peux parler avec des supporters et ils t'aident dans n'importe quel domaine. Par ailleurs, Bercy (lors des deux finales de Pro A en 2010 et 2011, ndlr) était la meilleure représentation du club de Cholet parce que je pense qu'il y avait quasiment la ville entière pour nous supporter. C'était une soirée spéciale (lors de la finale remporté contre Le Mans en 2010, ndlr). La "marée rouge", c'est quelque chose de beau, je n'ai pas les mots pour l'expliquer.

Tu reviens finalement à Cholet, sept ans après ton départ. Comment s'est passée ta signature ?

C'est une question très simple (rires). J'ai eu un appel de mon agent qui me disait que mon ancienne famille, Cholet, était intéressée pour me faire revenir. Il m'a ensuite demandé ce que j'en pensais et j'ai répondu que ce serait un honneur de revenir là où j'ai connu de grands succès.

En 2010, lors du titre de champion de France, aviez-vous une équipe parfaite pour le championnat de France ?

Non, il n'y a pas d'équipe parfaite mais cette équipe a su savoir comment s'ajuster, faire les corrections nécessaires et jouer les uns pour les autres et pour les fans qui nous supportaient. Ce qui nous a mené au titre. Nous étions une grande famille et nous faisions quasiment tout ensemble cette année-là. Nous aimions aussi être ensemble en dehors du basket ce qui nous a aidé sur le terrain.

Tu as dû quitter Cholet après la finale perdue en 2011 contre Nancy et malgré ta volonté de rester, le club ne t'a pas fait d'offre. Suite à cela, as-tu imaginé un instant revenir ici, à Cholet ?

Oui, je voulais rester à Cholet après notre défaite contre Nancy en finale pour essayer et gagner un autre titre de champion mais nous ne sommes pas parvenus à trouver un accord, ce qui a amené Erman Kunter a prendre une autre direction, ce que j'ai compris, c'est le monde du sport. Je me suis toujours imaginé revenir à Cholet, voir mes anciens amis et être de nouveau avec les fans parce que tout le monde me traitait comme si j'étais de leur famille. Ce sentiment de sentir que l'on appartient et que l'on joue pour une même famille est unique.

Lire aussi, "ITW Sammy Mejia, les souvenirs d'un MVP".

N'as-tu pas peur, en revenant à Cholet où tu as performé, d'écorner la belle image que les supporters ont gardé de toi ?

Je ne suis pas effrayé du tout parce que quand ils (les supporters, ndlr) regardent la bannière de champion de France 2010, celle du match des Champions ou celle de finaliste de l'EuroChallenge (ancienne C3, équivalent de la FIBA Europe Cup, ndlr), c'est quelque chose que personne ne peut m'enlever. Je me donnerai à fond à Cholet. J'essayerai aussi de donner de nouveaux souvenirs parce que l'équipe que nous avions en 2010 est totalement différente de l'équipe que nous avons cette année.

"Proposer un jeu enthousiasmant lors de chaque rencontre"

Après Cholet, tu as joué en Turquie, en Italie et en Lettonie et tu es finalement revenu en France, à Pau-Lacq-Orthez (où tu as découvert la Pro A en 2007/08) entre 2014 et 2017 où tu es apparu un peu moins efficace que dans le passé à Cholet. Comment pourrais-tu décrire ces deux saison à Pau ?

Je dirai que ce sont trois saisons (en incluant 2007/08, ndlr) parce que Pau m'a donné l'opportunité de revenir au sein de la ligue française et j'ai aidé à sauver la saison 2007/08 avec Antiono Graves, Jeff Trepagnier et Deji Akindele. Je serai toujours reconnaissant pour cette opportunité qu'ils m'ont donnée. Pau est aussi une famille pour moi. Chaque saison à Pau a été une superbe expérience parce que j'ai eu trois coachs différents : Laurent Mopsus, le légendaire Claude Bergeaud et le nouveau champion Éric Bartecheky. Je peux seulement dire que ces trois saisons étaient remplies de supers souvenirs et de moments funs parce que j'ai emmaganisé beaucoup de connaissances et j'ai "gagné" de nouveaux membres de ma famille.

Quelle est la différence entre le joueur que tu étais en 2011 et celui que tu es aujourd'hui, en 2018 ?

La différence, c'est que j'avais sept ans de moins (rires). Mais je suis aujourd'hui plus expérimenté et j'ai appris beaucoup depuis. Par exemple, ce que j'ai appris depuis 2011, c'est l'art de la patience. Je sais maintenant que, plus tu es vieux, plus tu dois prendre soin de ton corps et que tu dois te souvenir que chaque opportunité de jouer à ce magnifique sport est une bénédiction.

Tu vas débuter ta sixième saison en France. Est-ce ton pays d'adoption ?

Oui, la France est ma deuxième maison. J'ai appris la langue et la culture ; j'aime tout de ce pays. Quand j'étais à Pau, j'ai découvert le foie gras et les montagnes qui sont d'ailleurs magnifiques. À Cholet,  j'ai découvert la raclette et le fait que les régions possèdent leur propre accent. Fano (Boutet, l'intendant de l'équipe professionnelle de 2001 et 2017, ndlr) qui j'espère est toujours présent à Cholet m'a montré la conduite sportive en France (rires). Mais le plus important, c'est que j'ai appris à profiter de la vie en jouant en France. Toutes les personnes que j'ai rencontrées du Nord au Sud de la France accordent beaucoup d'importance au fait de prendre du temps pour profiter de la vie et de ce que le monde a à nous offrir. Il y a tellement de choses dans la culture française que je pourrais faire cette interview avec toi jusqu'à la semaine prochaine si on continuait à en parler.

Lors de ton premier passage à Cholet Basket, le club était parmi les meilleurs alors qu'aujourd'hui il lutte pour sa survie dans l'élite du basketball français. Que s'est-il passé selon toi ?

Très bonne question. Je pense que la ligue a énormément grandi et que les équipes sont plus compétitives chaque année. Je crois aussi que la France est l'un des seuls pays où chaque année une équipe peut te surprendre et gagner le titre de champion alors que personne ne s'y attendait. J'ai le sentiment que Cholet était au top entre 2008 et 2011 et essaye à présent de revenir à ce niveau en s'adaptant en fonction des évolutions de la ligue.

"Je sais que je peux jouer jusqu'à 40 ans"

Quand tu es venu à Cholet pour la première fois, tu avais 24 ans. Á présent, tu es censé apporter ton expérience à l'équipe. Le nouveau projet du club est basé autour de jeunes joueurs tels que Killian Hayes et Abdoulaye N'Doye. Est-ce que ce projet a attiré ton attention ? 

Wow ! C'était il y a longtemps et si on regarde en arrière, Cholet a toujours fait un super travail pour développer les jeunes joueurs et ils ont ensuite eu de superbes carrières. Je connais un petit peu Deron Hayes avec qui j'ai eu plaisir à parler et c'est super de voir que son fils se débrouille si bien. Abdoulaye est aussi un joueur très talentueux. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour les aider, eux et l'équipe. La meilleure manière de les aider tous les deux est de montrer l'exemple et d'essayer de les mettre dans les meilleures conditions pour qu'ils puissent réussir. Ce projet a donc attiré mon attention et je pense que c'est un autre moment excitant dans l'histoire de Cholet.

Lire aussi, ITW Abdoulaye N'Doye : "être sur le terrain est le meilleur moyen d'apprendre".

Est-ce important pour toi que Cholet garde son ADN de club formateur ?

Oui, c'est très important parce que pour être victorieux dans la ligue française tu dois maintenant continuer à avoir de très bons jeunes joueurs et avoir d'excellents joueurs expérimentés autour d'eux pour réussir.

Simplement, quels sont tes objectifs pour la saison prochaine ?

Collectivement, je veux que l'équipe gagne un autre titre de champion. Pour quelle autre raison on irait jouer autrement ? En tant que joueur, je peux aider les jeunes à devenir les meilleurs joueurs qu'ils puissent être et donc les aider à se développer et les mettre dans les meilleures situations possibles pour réussir. Je souhaite aussi donner de très bons souvenirs et proposer un jeu enthousiasmant à voir lors de chaque rencontre. Et gagner bien sûr !

À 34 ans, est-ce possible pour toi de finir ta carrière à Cholet ?

On ne sait jamais ! Je sais que je peux jouer jusqu'à 40 ans. J'ai vu Carlos Andrade le faire dans mon équipe à Benfica l'an dernier ou alors je peux aussi faire comme Bernard King qui a 37 ans et joue encore (à Quimper, ndlr). Je pense également que je peux vraiment utiliser ce que j'ai appris de la culture française : profiter de ce que la vie nous offre et décider de ce qu'il se passe quand la situation se produit.

Pour finir, as-tu des projets pour ton après-carrière ?

J'ai en effet des projets pour mon après-carrière sur lesquels je travaille et que tous les coéquipiers que j'ai eu connaissent. Je travaille aussi sur d'autres projets que je partagerai avec vous quand le moment sera venu parce que je ne veux pas donner mon idée à quelqu'un d'autre.

13 aout 2018 à 15:16

Source : Bebasket.fr

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