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1984/1985 (Nationale 2)

1er rang : Éric GIRARD (4), Thierry CHEVRIER (10), Laurent BITEAU (13), Dominique BLANCHARD (7), Hervé BREGEON (12).

2ème rang : Jean-Jacques KERIQUEL (Entraîneur), Jean-Pierre Camus (Dirigeant), Patrick ZAMOUR (5), Thierry LIAUD (9), Maurice BRANGEON (15), Jim GRADY (8), Nicky WHITE (6), Michel LEGER (Président).

Championnat

L’année de toutes les galères

Contre toute attente, CB va vivre une véritable saison galère. Thierry Abélard, Benoit Morillon, Alain Maginot, Rudy Jackson partis, les dirigeants choisissent de donner leur chance aux jeunes Maurice Brangeon, Éric Girard, Dominique Blanchard et Hervé Brégeon.
Un seul nouveau français arrive : Patrick Zamour, 22 ans. Côté étrangers, après de nombreuses hésitations, Cholet Basket opte finalement pour Jim Grady, 29 ans, 2m07 qui terminera la saison avec une moyenne de 27 unités par match.

En dépit d'une préparation de saison quelque peu chaotique, CB remporte son premier match contre Orléans 76-73. Et les ennuis commencent le lendemain, où le club apprend le grave accident de la route de Thierry Liaud, qui le rend indisponible pour la saison. Touchés par cette absence, les joueurs vont encaisser deux défaites de rang. La réaction a lieu à Denain, belle éclaircie dans l'orage choletais. Eclaircie qui se transforme rapidement en tonnerre, Nicky White touché au poignet est plâtré pour un mois. Avec deux de ses membres sur la touche, Cholet Basket sombre à la 10ème place du classement en subissant 3 nouvelles défaites de rang.

Avec le retour de Nicky White dans l'équipe (et celui de Thierry Liaud à son domicile), CB retrouve quelques couleurs en s'imposant par deux fois à domicile, ce qui permet en même temps à l'équipe de s'éloigner de la zone de relégation. Les espoirs d'accrocher une des cinq premières places synonymes de montée en Nationale 1B étaient bien minces, surtout que Thierry Chevrier est lui aussi arrêté pour une pubalgie.

Malgré quelques victoires enchaînées, Cholet Basket s'incline face aux premiers du classement et voit définitivement ses rêves de montée s'envoler pour la seconde année consécutive.
Malgré ces déconvenues sportives, plus de 2 500 personnes sont rassemblées et donnent de la voix pour le dernier match en championnat de CB. Une nouvelle fois, le phénomène basket s’est présenté comme une réalité évidente dans la vie choletaise du samedi soir.

Au terme de la saison, Jean-Jacques Kériquel annonce son départ pour la ville de St-Gilles Croix de Vie. Il aura été l'artisan de la montée du club de N3 en N2.

Coupe de France

En match d’ouverture de la Coupe de France, Cholet Basket rencontre le Drapeau de Fougères sur ses terres. CB, qui est obligé de tirer un trait sur la montée en N2, veut se racheter en faisant un beau parcours dans cette compétition. De l’autre côté, le club de Fougères se concentre sur le maintien en N3. Le match fut placé sur l’axe de l’engagement. La maladresse de Fougères permet à CB de s’exprimer et de prendre 6 pts d’avance à la mi-temps (28-36). La deuxième période fut divisée : les 10 premières minutes sont à l’avantage de CB qui creuse l’écart à 20 points (40-60) et les 10 dernières pour le Drapeau. CB fut inquiété mais remporte tout de même le match (74-83).

 

C’est un 2ème déplacement consécutif qui attend les Choletais. En effet, l’adversaire de ce 16ème de finale est Franconville (banlieue Parisienne), équipe de N3 réputée pour sa défense. La rencontre évolua sous le signe des absences : entre les quatre titulaires de Franconville indisponibles et Cholet Basket se déplaçant à sept, mais ne jouant qu’à six (l’oublie d’une licence privant Hervé BREGEON de la partie). Le match a été très disputé en 1ère période mais CB s’en sort avec 8 points d’avance à la mi-temps (39-47). La 2nde période fut un changement radical et ce, même si CB est réduit à cinq suite à la sortie de Maurice BRANGEON pour 5 fautes. L’absence des titulaires de Franconville se fait sentir et se sont 20 points d’écart à la 24ème (41-61), puis 30 à la 33ème (59-89) et enfin 40 à la fin du match pour CB (69-109).

 

Le 8ème de finale est un duel de poule. CB rencontre en effet Berck, adversaire de Cholet en championnat et les ayant battus par deux fois cette saison. De plus, CB sort d’une contre-performance, tous les voyants sont donc allumés. La première période donne raison aux doutes tant les choletais peinent au niveau de l’adresse et de la défense. Le verdict est sans appel : +13 pour les visiteurs à la mi-temps. Au retour des vestiaires, Cholet se métamorphose, se réveille, retrouve son envie et sa réussite aux shoots.  L’écart se réduit face à des Berckois vaillants qui ne peuvent empêcher CB de prendre les devants à la 30ème (65-64). Le match prend une allure de combat de boxe où les équipes se rendent coup pour coup : 67-68, 69-73, 74-73, 76-75 puis 76-77. Le 6ème Homme choletais, hurle, crie, encourage de ses 2000 voix, et, poussés par celui-ci, les choletais l’emportent au finish 82 à 77.

 

Tarare, club de la banlieue Lyonnaise, est le nouvel adversaire de CB. Cette nouvelle affiche propose un duel entre deux amis : Thierry Chevrier contre Olivier Blaterie. On y retrouve une équipe choletaise qui démarre comme en 8ème, sans envie et sans adresse. En toute logique, Tarare, qui joue à domicile, gagne la 1ère période (47-42). CB ne reprendra jamais du poil de la bête : asphyxié tout du long aux rebonds et maladroit jusqu’au bout, Cholet s’incline de 9 points (89-80) et Tarare sort un 3ème club de N2 en Coupe de France. 

 

  

Extrait du livre "Cholet Basket : 25 ans au sommet" de Michel Gourichon

84/85 : l’année de toutes les galères


Pour cette saison, le club et les dirigeants ont décidé de faire confiance aux joueurs du club. TH. Abelard, B. Morillon, A. Maginot et R. Jackson sont partis. Aux côtés de N. White, Th. Liaud, Th. Chevrier, L. Biteau, les dirigeants vont donner leurs chances aux jeunes M. Brangeon, E. Girard, D. Morillon et H. Brégeon.

« Nous aurions pu effectuer un recrutement tonitruant qui nous aurait sans doute permis de viser la montée dès l’année prochaine en nationale I. Nous en avions les moyens, mais, par ailleurs, le club n’est pas prêt à affronter cette compétition qui reste un objectif à terme », confiait le président M. Léger. « Mais nous voulons faire du solide et baser notre montée dans l’élite sur de jeunes joueurs talentueux. Nous avons donc décidé de favoriser l’épanouissement des jeunes recrutés dans ce but ; pour cela il était inconcevable de prendre deux mutés français expérimentés qui n’auraient pas laissé la possibilité aux jeunes de s’exprimer ».

Un seul nouveau joueur français arrive. Il s’agit de Patrick Zamour. Agé de 22 ans, l’Avignonnais est un joueur physique doté d’une remarquable technique individuelle. Sa polyvalence devrait être un atout.

Dans ce contexte, le choix d’un joueur étranger devait s’avérer judicieux. Expérience et régularité étaient demandées pour s’associer à la jeunesse des autres joueurs.

Un premier joueur du nom de G. Melton arriva en août, mais fut remercié quelques jours avant la reprise. S’en suivit une course contre la montre pour faire le bon choix. C’est ainsi que trois américains débarquèrent à Du Bellay pour un entraînement test à l’allure d’un couperet. Finalement le choix se porta sur Jim Grady : 29 ans, 2, 07 m. Après un passage en CBA, il débarqua en Europe pour jouer à Charleroi (Belgique), Brindisi (Italie) et Manresa en Espagne. Ses stats espagnoles (25 pts, 11 rbds) en font un joueur très intéressant pour CB. Ces péripéties de recrutement ne lui donneront que quatre jours pour faire connaissance avec ses nouveaux équipiers avant la reprise du championnat.

Cette poule B de Nationale II offre quelques nouveautés : Cognac, Lorient, Cabourg et le Nantes BC arrivent de N III, Reims descend de N I.
En plus, CB retrouvera Berck, Denain, Orléans, Rennes, St Brieuc et le Racing de Paris, tous anciens de la N II.

Cette saison revêt quand même un caractère particulier. En effet, la fin de saison verra la création d’une nationale I B, les cinq premières places de la poule y donneront accès. Cette nouvelle donne fait que les prétendants à ces cinq sièges sont nombreux. Seuls Cabourg, Denain et Cognac annoncent se satisfaire du maintien. CB comme les autres espère bien profiter de cette ouverture pour accéder à la N I à la fin de la saison.

CB démarrait sa saison par un succès étriqué face à Orléans 76.73. « L’intégration rapide de Grady, une préparation de saison perturbée en sont les causes mais ce match offre aussi des perspectives intéressantes ». C’est en ces termes que J.J. Kériquel analysait le match, à la sortie des vestiaires. Mais ce brin d’optimisme fut de courte durée. Le dimanche soir, une douche froide s’abattait : Th. Liaud, victime d’un grave accident de la route, allait être indisponible une grande partie de la saison.

Pour l’équipe, un élément majeur allait manquer. Tout était à reprendre. S’en suivit deux défaites à Rennes 76.95 (Grady 23 pts) et face à Nantes 88.97 (Chevrier 21 pts). La victoire à Denain sonnait comme une éclaircie dans le ciel choletais. Eclaircie de courte durée puisque, à l’issue du match, Nicky White se plaignant du poignet était plâtré pour un mois (fracture). Le sort s’acharnait sur CB et les espoirs de montée en N I B s’envolait quelque peu. Même si cela restait du domaine du possible, les 5 premières places allaient s’éloigner tout doucement.

Un défaite face à Berck 78.91 (Chevrier 26 pts), à Cognac 68.75 (Grady 24 pts), à Lorient 111.94 (Chevrier 29 pts) emmenaient CB à la 10ème place.

Pour saluer le déplâtrage de N. White et le retour de Th. Liaud à son domicile, CB s’offrait une victoire face à Cabourg 111.103 (Grady 37 pts) puis une autre face à St. Brieuc 80.77 (Grady 28 pts). Ces victoires sur les derniers redonnaient un peu d’air à CB qui s’éloignait de la zone des reléguables. Deux défaites, à Reims 91.113 (Zamour 21 pts) et face au Racing 97.98 (Grady 26 pts) venaient conclure la phase aller. CB pointait à la 9ème place avec 4 victoires et 7 défaites. Quant au leader, le Racing Paris il était invaincu.

A l’heure des bilans de la trêve, il ne fallait plus trop rêver. Compte tenu des déboires de l’équipe, il faudrait un exploit pour accrocher la 5ème place. Mais ce CB n’est pas du tout du genre à abandonner. Il lancera toutes ses forces dans cette course-poursuite à la 5ème place.
Le retour de Nicky White redonnait du baume au cœur. Une victoire à Orléans 92.84 (Grady 27 pts), face à Rennes 99.85 (Zamour 32 pts), face à Denain 104.63 (Grady 32pts) maintenaient l’espoir. Espoir vite redescendu avec une défaite à Nantes 96.97 (White 23 pts) et à Berck 93.102 (Grady 31 pts). A mi-parcours de la phase retour ; CB pointait toujours à la 9ème place, à 4 points de cette 5ème place qui semblait de plus en plus fuir.

Le président Léger, qui se voulait encore confiant déclarait : « Il reste une chance sur 100, mais j’y crois encore ». Les victoires face à Cognac 94.90( White 26 pts ), face à Lorient 123.95 (White 36 pts), à Cabourg 99.86 (Chevrier 33 pts) n’y changeaient rien . CB avait bien gagné deux places au classement mais dans le haut du tableau, la lutte était acharnée et les faux pas rares.

La défaite à St. Brieuc 84.104 (Grady 28 pts) venait d’enterrer les derniers espoirs. Il ne restait plus qu’à terminer la saison en beauté.

Et c’est encore devant plus de 2000 spectateurs que CB s’impose face à Reims 95.93 (Grady 26 pts). La fréquentation toujours au maximum de Du Bellay cette saison restera la grande satisfaction des dirigeants.
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Malgré les déconvenues sportives, les spectateurs ont toujours répondu présent.

Le dernier match de la saison chez le leader, le Racing Paris, s’achevait sur une défaite 85.99 (White 35 pts). CB ne rejoindra pas le Racing, Rennes. Nantes et Lorient en N I B.

Les déboires avaient accablé cette équipe et, dès lors, il n’était plus possible d’atteindre les objectifs que chacun avait pu se fixer en début de saison. Mais les dirigeants n’avaient aucune envie de s’endormir sur des regrets. Il valait mieux tourner la page et se consacrer à la saison prochaine.

Les minimes garçons devenaient champions de Maine et Loire.