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1986/1987 (Nationale 1B)

 

De gauche à droite : Tom BECKER (Entraîneur), Thierry CHEVRIER(10), Bruno RUIZ (11), Nicky WHITE (6), John SHASKY (8), Maurice BRANGEON (15), Lindsay HAIRSTON (12), Graylin WARNER (9), Anthony LOPEZ (13), Éric GIRARD (4).

Championnat

Le début du professionnalisme et l’arrivée à la Meilleraie

Tom Becker va chercher Reggie Speights dans les rangs de Rennes. Bruno Ruiz arrive de Nice, pour gérer la mène. Niveau étrangers, Cholet recrute John Shasky et Calvin Duncan.

Le Président Michel Léger met d'entrée la pression sur son équipe en demandant la montée dans la nouvelle Ligue professionnelle de Basket-Ball. Les critiques fusent sur les joueurs et son jeu. En même temps que l'équipe prend ses quartiers à la Meilleraie, un nouveau défi se met en place par le Président qui souhaite "devenir européen" dans les cinq années à venir.

Le retour à la réalité s'avère douloureux. Le format de la N1 A est constitué de 3 groupes de 8 équipes, puis à partir du 22 novembre 1986, de 2 poules de 12 équipes. À la fin de la saison, deux divisions professionnelles seront constituées. CB finit la 1ére phase 5ème du Groupe 2 avec 4 victoires pour 8 défaites et doit passer par la poule 2 de Nationale 1. Les choletais terminent 2èmes de la cette poule avec 14 victoires et 6 défaites.

C'est la première crise de l'existence du club. Tom Becker est débarqué et est remplacé par Laurent Buffard, jusqu'ici responsable des Espoirs. Une semaine plus tard, c'est un nouveau coup de tonnerre qui secoue CB : Tom Becker est rappelé au chevet de son ex-équipe. Deux nouvelles défaites s'ajoutent au retour et CB voit la Nationale 1A s'éloigner de plus en plus.

Avant de commencer la 2ème phase, Calvin Duncan fait les frais des mauvais résultats et est remplacé par Ed Catchings, qui se blesse rapidement. Dans le même temps, Cholet Basket encaisse deux nouveaux revers en trois rencontres. Pour leur dernier match de l'année 86, CB l'emporte sur le SCM Le MANS 73-68 et intègre Graylin Warner qui, avec 21 pts, redonne le sourire aux Choletais. CB avec « le magicien » Warner ramène sept victoires consécutives, ce qui lui permet de se hisser à la 4ème place tant prisée.

À 4 journées de la fin, tout redevient possible. Graylin Warner, meilleur marqueur du championnat avec 30 pts de moyenne par match, devient la coqueluche du public. CB perd à Avignon pendant que Caen et Reims se rapprochent. les Choletais se rassurent contre Grenoble et obtient le droit de disputer un match couperet à la Meilleraie (comble pour l'occasion) contre Nantes. La rencontre atteint des sommets en matière de suspens. À 50 secondes de la fin, les deux équipes se retrouvent à égalité 80-80 et Nantes manque le panier de la gagne. CB s'en remet alors à Nicky White qui inscrit le panier de la victoire à 2 secondes du terme. Thierry Chevrier, qui a débuté en départementale, et les siens réussissent leur pari et n’ont plus qu'à confirmer à Dijon lors de la dernière journée. Chose faite, en dépit d'une grosse frayeur en fin de match.

CB se retrouve donc promu en Nationale 1A et mieux encore, qualifié pour les play-offs avec les 12 meilleurs clubs de N1A.

12 ans après sa création, Cholet Basket accède enfin au niveau suprême après être passé par tous les états.

Play-offs

CB s'incline à Monaco 86-73 puis remporte le match retour de 3 points. Eliminés, les Choletais peuvent quand même exulter.

Extrait du livre "Cholet Basket : 25 ans au sommet" de Michel Gourichon

Le vertigineux décollage 

Entre 1986 et 1989, Cholet va devenir un des bastions du basket français. Bien sur, le «petit poucet » va déranger, faire des envieux. Cette notoriété, acquise sur le terrain et dans la structuration professionnelle du club, va surtout reposer sur des hommes et des passions. Tom Becker, Nicky White puis Jean Galle, Graylin Warner, Valéry Demory (pour ne citer qu’eux) seront les grands artisans de ce qu’on retiendra comme un décollage fulgurant. Certains auraient pu s’y brûler les ailes. CB ne l’a pas fait et s’est imposer parmi l’élite.
Le centre de formation, à force de travail de ses encadrants (jacques Catel, Laurent Buffard), a également contribué à cette réussite, en regroupant ce qu’on pourrait appeler la «génération en or » : Rigaudeau, Bilba, John, Zaïre et consorts.


86/87 : retard à l’allumage

La Nationale I. Ce qui était un rêve en 1975 est aujourd’hui une réalité. Mais il y a d’abord une première phase. Pour les dirigeants, elle doit être juste un passage. Pas question de s’endormir en route, l’objectif c’est la N I A.

Alors, coté recrutement, on va s’en donner les moyens. M.Payne, P. Zamour, Th. Liaud et L. Biteau sont partis. Tom Becker est allé chercher Reggie Speights chez nos voisins rennais. Meilleur rebondeur du club breton, il tournait à 22,1 points de moyenne. Un bon recrutement en perspective.

C’est chez les finalistes du championnat de France N II que CB va trouver son nouveau meneur. Bruno Ruiz, héros malheureux, quittait ainsi Nice pour revenir dans sa région et allait pouvoir croiser la route de son frère Olivier, meneur du Nantes BC. Coté américain, CB évoluera avec 2 joueurs d’outre Atlantique. John Shasky 22 ans sera le pivot de CB. Il aura tout loisir de faire parler ses 2,12 m. Calvin Duncan, quant à lui, est présenté comme un allier rapide et puissant.

Avec E. Girard, N. White, Th. Chevrier, M. Brangeon, L. Hairston et A. Lopez, CB se sent prêt à attaquer la N I à pleine dent.

Le président, habitué aux challenges, met rapidement tout le monde au parfum. CB doit terminer dans les 4 premiers pour accéder à la N I A. D’une première phase avec 3 poules de 8 équipes, les 4 premiers de chaque poule vont en N I A, les autres en N I B. Voilà qui a le mérite d’être clair. Tom Becker, lui aussi à des ambitions ; les critiques sur l’âge de ses joueurs (Speights, Hairston et White ont 35 ans, les autres ont moins de 24 ans) le laissent indifférent.

La grande nouveauté de la saison est ailleurs. CB n’évoluera plus à Du Bellay mais à la Meilleraie. Durant l’été, un nouveau parquet et 3800 places assises ont été installés dans une des salles du Parc des Expositions. En voyant cette salle et le voisin challandais, un nouveau pari vient à l’idée du Président : « Etre européen d’ici 5 ans. »

Mais les débuts sont difficiles et tout le monde déchante rapidement. Villeurbanne, Antibes et Tours, vieux routiers de la N I A remettent les pieds sur terre à CB, tout comme Vichy, Nancy et Voiron. Si bien qu’à la fin de cette poule CB termine 5ème avec 4 victoires pour 8 défaites. Dieu, que l’apprentissage était difficile. Pire, CB enregistrait la plus grosse défaite de sa carrière, s’inclinant de 45 points à Villeurbanne (110.65) dans la salle la plus chargée d’histoire de tout le basket français. Tout un symbole.

CB est en train de vivre la première crise de son existence. Début novembre, les dirigeants décident de se séparer de Tom Becker. L’annonce de cette mise à l’écart peut paraître surprenante, mais les mauvais résultats, n’étant pas au diapason des espérances mises dans cette équipe, ont amené les dirigeants à se séparer de celui qui avait construit l’équipe.

« C’est une décision qui n’a pas été prise de gaieté de cœur, mais qui fait suite à une insuffisance de résultat. Il ne s’agit en aucun cas de tout mettre sur le dos de Tom, mais disons que son recrutement ne nous a pas mis à l’abri des désillusions que nous connaissons. Lui-même le reconnaît ; il s’est trompé lors du choix de nos Américains ou bien il les a mal utilisés ; c’est ce que nous verrons dans les jours à venir » confiait M Léger aux journalistes.

Laurent Buffard, qui s’occupe des espoirs se voit confier les rênes de l’équipe de l’équipe 1. Les «américains» sont mis en demeure de prouver leur valeur sous peine d’être remplacés.

Une semaine après, nouveau coup de tonnerre avec l’annonce du retour de Tom Becker. Sous la pression des joueurs et de Laurent Buffard, Michel Léger a rappelé son entraîneur. Cette crise allait-elle réveiller l’équipe, laisser des traces indélébiles ? Nul ne savait le dire. Toujours est-il que c’est aussi au travers de ces moments difficiles que se forge la capacité d’un club à réagir et à montrer sa solidité et ses ambitions.

Les effets n’étaient pas très positifs pour les deux dernières rencontres de cette 1ère phase qui se ponctuaient par deux défaites à Vichy 88.92 (Shasky 25 pts) et à Tours 87.101 (Shasky 24 pts).
La N I A n’était pas au rendez-vous cette fois ci. Il fallait rebondir sur ce demi-échec. A l’issue de la saison les 4 premiers de cette N I B se verraient offrir 4 tickets pour la N I A. CB ne voulait pas rater l’ascenseur, mais en avait-il les moyens ?

C. Duncan était la première victime de cette déconvenue. Son remplaçant, Ed. Catchings n’allait faire que 3 apparitions sous le maillot choletais. Blessé, il fallait lui trouver un autre remplaçant.

En attendant CB accumulait les revers. Après une première victoire à Nice, CB s’inclinait par deux fois, face à Nancy et à Reims. Les Choletais se refaisait une santé face à Voiron, l’emportant 86.80 avec un seul joueur Américain.

A l’issue de la 5ème journée ou CB était exempt, les choses paraissaient plutôt mal engagées. Avec deux victoires et deux défaites, les joueurs de Tom Becker étaient dans le second wagon. En ce mois de décembre, propice aux prophéties, les supporters s’impatientaient, «en attendant le père Noël », comme le faisait remarquer un journaliste.

Voyance, hasard ou réalisme, on pourra se poser la question. Toujours est-il que le titre du Courrier de l’Ouest lors de la 6ème journée a aujourd’hui une signification que le journaliste ne pouvait imaginer en écrivant : « Le père Noël est bien arrivé ». Ce mercredi 17 décembre 1986, le nouvel Américain, après une première mi-temps timorée, avait fait parler son expérience. Graylin Warner venait de faire une belle entrée dans la maison CB. Avec 21 pts dont 14 en seconde mi-temps, il permettait à CB de l’emporter 73.68 face au Mans et de recoller au peloton de tête. Le parcours de CB allait se continuer en dent de scie, défaite 65.80 à Caen (Warner 29 pts), victoire 84.80 face à Avignon (Warner 22 pts), défaite à Grenoble 78.93 (Warner 17 pts), défaite 78.96 à Nantes (Warner 25 pts), victoire 77.69 face à Dijon (Warner 29 pts), victoire 85.70 face à Nice (Warner 40 pts).Une autre victoire sur le fil à Nancy 99.98 (Warner 33 pts) permettait à CB d’espérer à nouveau. Cinquième derrière Caen, Avignon, Reims et Nantes, CB venait de reléguer Nancy à la 6ème place.

Une victoire 99.80 à Voiron (Shasky 24 pts), une autre au Mans 79.77 (Warner 37 pts) et encore une face à Caen 84.78 (Warner 42 pts) permettait à CB de se maintenir à cette 4ème place tant espérée. A 4 journées de la fin, un homme faisait figure de sauveur. Graylin Warner avait éclaboussé de sa classe le championnat de N I B. A 30 pts de moyenne par match, il se révélait comme le leader d’une équipe qui n’en espérait pas tant au mois de décembre. Mieux, les supporters en avaient fait leur chouchou. Ironie du sort, il a été coupé en décembre du club italien de Fabriano pour ses maigres prestations à 3 points. Derrière cette locomotive, ses équipiers avaient relevé les manches.

Les quatre derniers matchs allaient donc être décisifs. Chez le leader Avignon, un gros coup de mistral allait faire mettre pied à terre aux Choletais : défaite 75.88 (Warner 36 pts). Le duel à distance Caen Reims Cholet
continuait sachant qu’il n’y aurait que deux élus. CB se rassurait en recevant Grenoble par une victoire 80.74
(Warner 31 pts). Caen et Reims s’imposaient également. En accueillant Nantes le leader, pour l’avant-dernière demi-journée, les 6000 spectateurs entassés dans ce hall de la Meilleraie ne s’attendaient pas à vivre une telle dramatique digne des «cinq dernières minutes ». A égalité 80.80 à 50’’ du terme, Lepape pour Nantes manquait l’immanquable. Sur le terrain, les joueurs s’en remettaient alors à Warner mais les Nantais le privaient de ballon. Et c’est à Nicky White, capitaine irréprochable de l’équipe choletaise depuis cinq saisons, que revenait l’honneur de mettre CB sur les rails de la N I A.

Restait à confirmer lors de la dernière journée à Dijon. Une victoire et CB était en N I A. Mieux encore, cela lui donnait accès aux play-offs en compagnie des 12 meilleurs clubs de N I A.
Alors que CB avait match gagné à 3’ de la fin (91.75), on ne sait pas si c’est la peur ou la pression qui ont tétanisé les joueurs de CB. Toujours est-il que les Dijonnais passaient un 14.0 à CB pour revenir à 91.89 à 42’’ du terme. Il aura fallu une intentionnelle et deux lancers francs réussis par E. Girard pour mettre définitivement CB à l’abri.

Michel Léger pouvait laisser exploser sa joie en compagnie des joueurs. L’aventure allait continuer en N I A.. Les joueurs des Mauges étaient finalement 3ème (derrière Avignon et Nantes) et affronteront Monaco en play-off. « Un bonus, juste pour le plaisir » selon le président, «un match à gagner » selon l’entraîneur. La route de CB s’arrêtera à ce niveau de la compétition, tout comme les autres promus. Au match aller, CB s’inclinait de 13 points 73.86 (Warner 37pts ). Le Rocher monégasque allait trembler au retour. Après un match intense, CB s’imposait de 3 points 80.77 (Ruiz 23pts). Cette victoire pour l’honneur clôturait une belle saison des hommes de Tom Becker. L’arrivée de G. Warner aura dopée toute l’équipe à un moment ou les joueurs accusaient le coup, du fait qu’ils n’étaient pas à la hauteur des ambitions des dirigeants.

La grande satisfaction du club allait venir des jeunes. Le centre de formation, après deux années d’existence allait récolter les fruits de son travail.
Autour de J.F. Grève et Laurent Buffard, les espoirs et les cadets prouvaient sur le terrain que le travail a du bon.

Les cadets allaient atteindre la plus haute marche de la coupe de l’Avenir. Après avoir remporté un match 225 à 16 et s’être débarrassé de Villeurbanne, Montbrisson et l’EB Orthez, ils dominaient en finale leurs homologues de Poissy sur le score sans appel de 139.57.A.Lopez, J.Périguois, L. Delaunay, A. Rigaudeau, L. Bodet, Y. Templereau, D. Brosset, R. Cousin, Tricot et A. Enfrin pouvaient lever cette coupe, 1er trophée de ce centre de formation qui ne demandait qu’à voir pousser ses élèves.

D’autant que les minimes atteignaient le dernier carré de la coupe de France.

Lindsay Hairston a porté le maillot de CB de 1985 à1987. Après sa carrière de basketteur, il est resté en France, et c’est de la Cote d’Azur qu’il jette un coup d’œil sur son passage à CB :

« Avant de parler sport, je voudrais évoquer le côté humain et chaleureux de ma famille adoptive : Les FILLODEAU et également de Patrick et de son "Music Shop".

Les circonstances de ma venue à Cholet :

En 1984, venant d'Orthez, j'avais signé à Challans alors en Pro A. Comme tous les matins, je faisais mon footing sur la plage à St Jean de Monts, un jeune homme m'a accosté et s'est présenté en tant qu'Éric Girard alors jeune joueur à Cholet Basket. Celui-Ci m'a beaucoup parlé des ambitions du club, de son président Michel Léger et aussi de la bonne ambiance qui y régnait. Nous sommes restés en contact et devenus amis.
M. Léger m'a contacté, ce n'était pas la première fois et cela faisait plusieurs années qu'il voulait m'intégrer au sein de son équipe.

Nous avons donc concrétisé pour les saisons 85-86 et 86-87.

Cholet évoluait en NII et voulait depuis plusieurs années atteindre la Pro A, ce que nous avons réussi cette saison là avec le concours des joueurs comme N.White, M.Payne, E.Girard, P.Zamour etc... et notre coach Tom Becker et aussi le formidable soutien du public et des supporters.

Un de mes meilleurs souvenirs sportifs a été la consécration de champion de France NII et la montée en Pro B puis la Pro A l'année suivante ainsi que le travail que nous accomplissions avec les jeunes joueurs tels que Bilba, Rigaudeau, Lopez, Ville... »

Patrick Zamour continue toujours le basket à Orléans (NI) avec B Van Butsele et bientôt Th Zaîre. CB, il se rappelle :

« Je venais d'Avignon NIA qui avait une équipe assez complète. La politique du club n'était pas celle des jeunes à cette époque, j'ai donc décidé de changer d'air. J'avais eu de très bonnes informations concernant CB et lors de mes essais le courant passait avec J.J.Kériquel, donc j'ai signé pour deux ans.

Je crois que ces deux années passées à CB sont certainement les plus remplies dans ce que l'on pourrait appeler le coffre à souvenirs. Nous avions des américains sur tous les points, une époque française qui tenait très bien la route, un championnat de N2 qui n'avait, je crois rien à envier à la Pro B actuelle, toute une ville (voire une région) derrière nous, des supporters en or, une superbe ambiance sur et en dehors du terrain et pour ma part des amis vraiment supers. Je n'oublierais pas de citer mon ancien Président Michel Léger qui était de tous les instants avec ses joueurs et son club.

Mon plus mauvais souvenir est sans équivoque de ne pas avoir poursuivit l'aventure en Pro B à cause de M. T.Becker qui avait «soudainement » oublié quel fut mon rôle dans son effectif durant cette saison. Je pense que cette décision a joué beaucoup dans la suite de ma carrière ».

Mais les bons souvenirs reprennent vite le dessus :

« Le titre de N2 et la montée fut tout simplement fantastique. C'était l'aboutissement d'une année de travail. Nous étions fiers et nous avons rendu tellement de gens heureux ce jour là, que c'est tout simplement inoubliable. Je crois que si Du Bellay pouvait prendre le double de spectateurs ce soir là, il y avait de la demande.

Mon séjour fut très agréable à Cholet, j'avais ma petite famille (M. et Mme J-Claude Deveau et leurs enfants) des copains supers sympas. Ma petite sœur qui était resté un an avec moi pour son bac, en garde un très bon souvenir, elle aussi. C'était bien, je ne peux rien dire d'autre que cela ».