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1987/1988 (N1A)

1er rang : Laurent BUFFARD (Entraîneur Assistant), Jean GALLE (Entraîneur), Gilles BERNARD (Kiné).

2ème rang : Antoine Rigaudeau (14), Bruno RUIZ (4), Graylin WARNER (9), Maurice BRANGEON (15), Kenny AUSTIN (11), Maguette N'DOYE (12), Jean-Pierre VILLE (8), Jim BILBA (6), Diddier DOBBELS (7), Thierry CHEVRIER (10), Valéry DEMORY (5), Michel LEGER (Président).

CHAMPIONNAT

Pour le premier match de Championnat, CB se frotte au Limoges CSP, dernier finaliste du Championnat de France et de la Coupe Korac. Peu de personnes parient sur une victoire de Cholet et pourtant, coup de tonnerre à Beaublanc, se sont bien Valéry DEMORY (24pts) et ses coéquipiers qui vont s’imposer dans l’antre limougeaud sur le score de 75 à 73.

À mi-parcours, Cholet Basket est sacré Champion d’Automne. La phase retour s’annonce plus délicate car CB n’est plus considéré comme un outsider, mais bel et bien comme un favori pour la victoire finale du Championnat.

Côté joueur, on note quelques exploits individuels. Dans un match face à Lorient, le lévrier des Mauges Graylin WARNER va inscrire 50 points sur les 72 marqués par son équipe, un véritable exploit. Du haut de ses 19 ans, Jim BILBA commence à s’aguerrir avec le niveau professionnel en ayant un temps de jeu d’environ 10 min par match. Antoine RIGAUDEAU lui, fait sa première apparition à Caen à l’âge de 16 ans.


Play-Offs

En Finale du Championnat de France, Cholet retrouve l’équipe limougeaude. Le CSP s’impose en deux matches et est sacré Champion de France à la Meilleraie. Les choletais n’ont surtout pas à rougir de leur prestation et décrochent par la même occasion une place en Coupe d’Europe.

Le Président Michel LÉGER et toute l’équipe dirigeante ont gagné le pari fou d’amener CB au plus haut niveau national et de frapper un grand coup dès leur arrivée à ce niveau.

Tournoi des As

Qualifiés pour le Tournoi des As, les hommes de Jean GALLE échouent en Finale contre le CSP Limoges de Richard DACOURY, Stéphane OSTROWSKI, Gregor BEUGNOT, Jacques MONCLAR et Georges VESTRIS.

Extrait du livre "Cholet Basket : 25 ans au sommet" de Michel Gourichon

87-88 Les dieux (du Basket) sont tombés sur la tête.

Il y a eu du mouvement cet été sur les bords de la Moine. A quelques mètres du parc des expos, qui a accueilli les basketteurs pendant une saison, une nouvelle salle de sport est sortie de terre en un temps record. Le 3 juillet, la ville donnait son accord pour la construction d’un complexe qui devait être terminé le 19 septembre, date du premier match de CB. Le plus spectaculaire fut le montage, en un seul bloc, de la charpente centrale. Cinquante deux tonnes (45 m sur 33 m) hissées simultanément par quatre grues à 11 m du sol.

Cette salle, avec une capacité de plus de 6600 places assises, que les supporters appellent «la Meilleraie », devient ainsi une des plus grande de la région.

En ayant réussi son accession à la N I A, CB doit négocier un nouveau virage. Il serait trop dommage que l’équipe redescende au bout de cette saison. L’équipe et l’encadrement technique vont être modifié pour un nouveau plan à moyen terme. Les papys quittent (avec beaucoup de regrets) le club. Cap’tain Nicky part vers St-Etienne. Lindsay Hairston va entraîner Tarbes. Reggie Speights rejoint Lyon. Eric Girard quitte CB pour Salon de Provence et John Shasky est parti pour Brescia en Italie.

Autour de B. Ruiz, G. Warner, M. Brangeon et Th. Chevrier qui entame sa 10ème saison au club, il faut reconstruire. Après les bons résultats des jeunes (espoirs et cadets), les dirigeants ont décidé de lancer dans le grand bain J. Bilba (19 ans), J.P. Ville (20 ans), A. Lopez (17 ans) et A. Rigaudeau (16 ans)

Coté recrutement, les dirigeants vont frapper fort. V. Demory quitte Challans (en proie à de grosses difficultés) pour CB. Le meneur international est une valeur sûre du basket (second du hit parade des meneurs derrière F. Hufnagel). Un autre international arrive à CB en provenance de St Etienne. D. Dobbels sera la doublure de Warner. Le secteur intérieur sera lui aussi renforcé avec Maguette N’Doye et ses 2,08m ainsi
que Kenny Austin, qualifié par les journalistes «d’homme qui saute plus vite que son ombre »

Mais la plus grosse surprise vient du poste d’entraîneur. Après le départ de Tom Becker. Michel Léger est allé chercher un entraîneur de renom. J. Galle arrive à Cholet avec une carrière de joueur et d’entraîneur bien remplie. La saison passée, il était entraîneur de l’équipe de France. Dans leurs déclarations d’avant saison, les deux hommes allient prudence et ambition. « Un maintien honorable (8ème– 10ème) me comblerait » annonce Michel Léger. «Nous viserons l’Europe d’ici trois ans» prévient Jean Galle. Dans ses nouveaux murs et avec cette nouvelle équipe, il ne reste plus qu’a confirmer sur le terrain.

Coté sponsor, il y a eu du changement. Après des années de collaboration, Rallye laisse sa place sur les maillots à Pitch, la petite brioche de chez Pasquier.

Warner et ses équipiers allaient démarrer par un coup d’éclat. Les parieurs ne donnaient pas cher de la peau du promu face au CSP Limoges, finaliste du championnat et de la coupe Korac la saison passée.

Pourtant CB allait s’imposer 75.73 (Demory 24 pts) dans la salle Beaublanc, signant ainsi de la plus belle manière son entrée parmi l’élite du basket français. D’autant que les espoirs emmenés par Bilba et Rigaudeau l’avaient emporté auparavant sur le même score. CB allait-il être le trouble fête que certains annonçaient (Maxi basket de septembre 87) ?

Les joueurs de Jean Galle ne s’inclinaient qu’à une seule occasion lors de la phase aller. Les Nantais avaient fait trébucher les Choletais à la Meilleraie lors de la 3ème journée 65.68 (Demory 22 pts). CB s’était imposé face à Lorient 94.73 (Warner26 pts), Paris 88.76 (Warner 43 pts), à Antibes 86.81 ( Warner 26 pts), face à St Etienne 84.81 (Warner 21 pts), à Tours 83.65 (N’Doye 21 pts), face à Avignon 75.72 (Austin 22 pts), face à Vichy 117.81 (Ruiz 24 pts), à Reims 91.68 (Warner 38 pts), face à Mulhouse 93.77 (Warner 27 pts), à Caen 72.70 (Warner 29 pts), à Monaco 88.82 (Warner 25 pts), face à l’ASVEL 86.78 (Warner 35 pts) et enfin face à Orthez 89.66 (Warner 36 pts).

CB était ainsi sacré champion d’automne à l’issue de la première phase après un fantastique succès sur le champion sortant. Limoges, second, précédait Nantes et Monaco ; Des Nantais (promus également) dont le parcours était similaire aux Choletais.

Si G. Warner a souvent été le meilleur marqueur choletais avec 26,27 pts de moyenne, ses équipiers ne sont pas en reste : Austin 15,07 pts, Demory 13,40, Ruiz 11,33 pour ne citer qu’eux. Mais l’équipe s’est trouvée une nouvelle arme, sortie par le coach. En effet CB possède la meilleure défense du championnat très loin devant Nantes et Limoges.

Lors du match face à Vichy, Bruno Ruiz à établi un record qui n’a sans doute jamais été égalé à ce jour. Il a réussi 24 pts avec 100% de réussite dans les trois catégories : 6/6 à 2 pts, 2/2 à 3 pts et 6/6 aux lancers francs, le tout en 25 minutes de jeu. « Sur le plancher, je ne m’en suis pas rendu compte. C’est quand je suis sorti à la 30’ que les copains me l’ont appris sur le banc. Aussi quand Jean (Galle) m’a demandé de revenir sur le terrain en fin de match, j’étais conscient que je venais de réaliser un «truc ». C’est pourquoi je me suis gardé de shooter durant ces trois dernières minutes » déclarait-il à l’issue de la rencontre, avec un sourire non dissimulé.

Du côté des jeunes, Jim Bilba commençait à s’aguerrir aux joutes professionnelles avec une moyenne de jeu de 10’ par match. J.P. Ville et A. Lopez faisaient quelques apparitions.

Lors du déplacement à Caen le 18 novembre 87, A. Rigaudeau faisait sa première apparition sur les parquets de N I. A à 16 ans, était-il parti pour suivre les traces d’H. Dubuisson âgé de 15 ans et demi lors de son premier match en N I (c’était en 1973).

La phase retour allait être un peu plus délicate. CB n’était plus en position d’outsider. L’équipe était attendue de pied ferme par les adversaires.

Tout d’abord Limoges et le Racing Club venaient prendre leur revanche à la Meilleraie, défaite 75.80 face à Limoges (Warner 21pts) et 75.81 face à Paris (Warner 24 pts). Les victoires à Lorient 72.67 (Warner 50 pts), à Nantes 88.77 (Warner 33 pts, face à Antibes 82.74 (Austin 22 pts) et à St Etienne 75.69 (Warner 25 pts) permettaient malgré tout à CB de rester en tête du championnat en compagnie du CSP Limoges.

Le match Cholet-Tours fut un voyage au bout de l’absurde. CB dut composer avec l’absence de Demory et l’expulsion incompréhensible de Warner à la 6’ du match en compagnie d’un remplaçant tourangeau. Sans ses deux maîtres à jouer, l’équipe avait du mal à trouver ses marques et s’inclinait finalement 68.75 (Ruiz 23 pts). V. Demory manquait également à l’appel le week-end suivant à Avignon. Un litige financier avec son ancien club vendéen en était la cause. CB s’inclinait 69.79 (Warner 23 pts) et laissait Limoges s’échapper ‘en tête.
Avec le retour de son meneur international l’équipe choletaise se requinquait à Vichy 81.66 (Warner 29 pts) et face à Reims 95.69 (Austin 34 pts). La défaite à Mulhouse 68.78 (Austin 20 pts) et la victoire face à Caen 90.62 (Demory 21 pts) ne changeait rien au classement. Limoges continuait son cavalier seul. Cholet-Basket était second avec un point d’avance sur Monaco qui se déplaçait d’ailleurs à la Meilleraie pour la 28ème journée. Les Monégasques, qui faisaient partie des favoris du championnat, remettaient un peu d’ordre dans ce championnat un peu fou s’imposant 74.80 à Cholet (Warner 30 pts).

CB perdait sa seconde place et les défaites à Villeurbanne 89.92 (Warner 32 pts) et à Orthez 80.82 (Warner 29 pts) ne changeaient rien au classement. Limoges était 1er avec 28 victoires, devant Monaco (22 victoires), Cholet 3ème avec 21 victoires devançait le Racing Paris.

Jean Galle et sa troupe ont ainsi fait une entrée fracassante parmi l’élite du basket. Cette place de troisième qualifiait l’équipe pour le tournoi des As et pour les ¼ de finale des Play-offs. Personne, même au sein du club n’aurait imaginé pareille aventure en début de saison. D’autant que les espoirs étaient sacrés champion de France. Mais les supporters n’étaient pas au bout de leurs surprises.

Tout d’abord, le tournoi des As, à Dijon, accueillait les quatre premiers du championnat. Le vainqueur se voyait attribuer une place en coupe d’Europe des vainqueurs de coupe. Les demi-finales opposaient Limoges à Paris et Monaco à Cholet. Limoges s’imposait facilement 106.90. Le match CB-Monaco paraissait plus équilibré et il le fut. Un missile à 3 points de Graylin Warner, dans les dernières secondes, propulsait CB en finale des As : 83.81 pour CB (Warner 35 pts). Mieux encore, la fusée Warner mettait CB sur orbite européenne (au cas ou Limoges réussissait le doublé As-Championnat).

Mais les récents vainqueurs de la coupe d’Europe des vainqueurs de coupe ne tenaient absolument pas à laisser passer la chance de réussir un triplé. Malmenés en première mi-temps les Limougeauds faisaient parler l’expérience pour s’imposer sur le fil 88.85. Warner (31 pts) et compagnie avaient tenu la dragée haute aux Beugnot, Dacoury, Ostrowski, Collins, Monclar ,Vestris et Kea. Michel Gomez, l’entraîneur du CSP Limoges déclarait à l’issue du match : « On ira chercher le titre. Cela permettra à Cholet de disputer la coupe des coupes. Sincèrement, il en est digne. Sur ce qu’il a montré toute la saison, CB doit être européen la saison prochaine. »Il ne croyait pas si bien dire.

CB passait sans encombre le quart de play-off face à l’ASVEL en 2 victoires : 86.74 (Warner 27 pts) et 75.64 (Warner 25 pts). Il fallait par contre aller à la belle pour les demi-finales entre CB et les Nantais.

CB se faisait cueillir sur son parquet 75.78 (Warner 24 pts), mais donnait une leçon de basket, salle Beaulieu, 85.58 (Austin 23 pts), devant 8000 spectateurs dont un bon millier de Choletais.

Sur l’ensemble de la saison aucun des deux clubs n’avait pu s’imposer dans sa salle (championnat plus play off). Mais les Choletais avaient retenu les leçons du passé et s’imposaient 82.72 (Warner 38 pts). C’était de la folie à la Meilleraie. Les P’tits basketteurs des Mauges étaient en finale du championnat de France face au CSP Limoges…Du coup, ils étaient assurés d’être européen la saison prochaine. C’était bien au-dessus des espoirs de début de saison de M. Léger et J. Galle.

Mais en finale, il n’y eut pas de surprise, le CSP Limoges s’imposait dans sa salle 78.92 (Warner 21 pts) et sur le parquet de la Meilleraie 79.86 (Dobbels 19 pts). Limoges pouvait savourer son titre, les Choletais n’avaient pas à rougir de leur parcours. Le mot de la fin revenait à Th. Chevrier : « Je sus empli d’un sentiment profond de satisfaction. Je ne peux m’empêcher de me rappeler ce que disaient certaines âmes voilà une dizaine d’années : Cholet-Basket, ça ne tiendra pas le coup…Arriver ce soir au plus haut niveau, c’est un aboutissement. »

Aujourd’hui en retrait des terrains de basket, Jean Galle reste marqué par son passage à Cholet, entre 1987 et 1989 :

« Pour les 20 ans de Cholet Basket (cinq ans déjà !), un magazine avait été réalisé et beaucoup d'articles consacrés à la naissance du club, sa montée en puissance, sans oublier ses acteurs, les grands événements ayant marqués la vie du club.

J'ai pensé que vous seriez intéressés par une vision complémentaire et originale des saisons 87/88 et 88/89 ».

Les explications du "décollage vertigineux de CB" :
"Un président à la forte personnalité, Michel Léger qui aimait et aime toujours le basket, son club, mais qui ne faisait aucune ingérence tant sur le plan technique que sur les choix tactiques.
Un comité de travail qui était présent quand il le fallait.
Un groupe de bénévoles ardent, passionné et sympa.
Une municipalité fière de son équipe.
Un sponsor et quelques partenaires fidèles amenant les moyens financiers tout en restant discrets.

Un public en totale communion avec son équipe (considéré comme le meilleur de France à cette époque), qui arrivait à pousser si fort que certains exploits furent réalisés en Coupe d'Europe : Caserte et son métronome Oscar Schmitt ou le Real de Madrid avec les frères Martin et sa super Star Drazen Petrovic (probablement le meilleur joueur européen).

Le groupe joueurs, entraîneurs, staff médical évoluait dans un climat de respect mutuel travaillant dur mais sachant faire la fête tous ensembles avec convivialité et chaleur.

Puisque je parle de fête, quelques souvenirs très chauds après la victoire à Nantes (8000 spectateurs dont 4000 choletais) un arrêt au retour de St Germain sur Moine chez Patrick Kelouaz un ami de Bruno Vetele ou sur Cholet au restaurant le Chouan ou à la Poste...

Tous les présents s'en souviennent et en reparlent encore avec joie...

Pour en revenir au groupe, il était composé de joueurs à la fois complémentaires et polyvalents sachant "mouiller le maillot" et se mettre au service de l'équipe, avec des joueurs clefs et d'autres ayant la capacité de faire les travaux obscurs que l'on appelle les rôles playeurs.

Il serait injuste de ne pas dire au combien Graylin Warner était précieux dans l'édifice choletais, certes il n'avait pas un physique type NBA, il avait par contre le talent, la technique, l'intelligence de jeu et une volonté à toute épreuve, à mes yeux, l'un des meilleurs américains ayant évolué en France "avec Ken Gardner de Berck".

A la baguette, un patron Valery Demory capable de payer de sa personne en défense comme en attaque, montrer l'exemple tout en faisant jouer ses partenaires.

Des rôles players de grandes valeurs se sacrifiant pour l'équipe que ce soit Kenny Austin, Maguette N'Doye, Bruno Constant, Maurice Brangeon, Jean-Pierre Ville, Didier Dobbels, Pat Cham, Thierry Chevrier, Bruno Ruiz, Philippe Hervé sans oublier les deux grands espoirs du basket Jim Bilba et Antoine Rigaudeau qui sont devenus les meilleurs français à leur poste dans leurs équipes respectives "Limoges et Asvel pour Jim, Pau et Bologne pour Antoine" ce qui fait plaisir à voir, c'est qu'ils ont su rester simples et disponibles malgré leurs évolutions au très haut niveau, sélectionnés en équipe d'Europe.

En ce qui me concerne, je garde de tous ces garçons un souvenir ému et inoubliable.

Il est important de préciser également que les médias furent toujours très corrects, justes et sans agressivité.

Je voudrais conclure en disant que mes deux saisons à Cholet furent tout simplement extraordinaires et à classer parmi les plus belles de ma carrière

Encore merci à tous."

Bruno Ruiz jouait avec Nice lors de la finale du championnat de France de NII en 1986. Il revient à Cholet deux mois plus tard pour y prendre le poste de meneur (pendant deux saisons). Sa carrière s’est brutalement arrêtée en janvier 91 à la suite d’un accident de moto. Mais il n’a pas oublié ses années CB : 

"En raison de mon amnésie partielle due à mon accident, je ne peux trop m'étendre et j'en resterais donc au plus important... à l'essentiel.

Ce qui m'a frappé dans la finale de NII, c'est le public et la passion qu'il dégageait : elle était palpable et on se sentait diminués (alors que nous étions fiers et forts dans nos têtes... (habituellement).

A mon arrivée au club, malgré le blues de la Côte d'Azur, je me suis senti chez moi, parce qu’originaire de Nantes, donc la transition était facile et ce malgré le fait qu'avec mes cheveux longs et ma dégaine à moto, on me regardait avec curiosité, et que les avis étaient très partagés à mon sujet.

Ma contribution est la même que celle de toute l'équipe... On a tous œuvrés vraiment ensemble, dirigeants y compris, pour y arriver : ex : un fait dont je me rappelle, c'est qu'après avoir évincé Tom Becker, les joueurs se sont unis pour le faire revenir, ceci dans un but d'efficacité, malgré les tensions qui existaient entre lui et certains joueurs.

Ma philosophie : L'inconscience et peut-être un peu l'insouciance.

Mes souvenirs : C'est ma véritable entrée dans la maison du Basket ! Ma véritable éclosion en Pro A. Une ambiance qui nous transcendait quand on rentrait sur le terrain à la Meilleraie. Des vrais amis (coucou Lionel et Lolo) et un public... Qui m'a émut et qui me fait souvent me rappeler que 2 ans après mon accident j'étais de passage en tant que spectateurs à la Meilleraie, et en me dirigeant vers le banc de Cholet, pour saluer mes anciens coéquipiers, celui-ci m'a fait une ovation qui m'a tellement ému que je me suis senti gêné, et que par timidité peut-être je n'ai pas pu répondre. Alors si je peux le remercier aujourd'hui, c'est véritablement un bonheur et un soulagement. Bravo à vous Choletais, aimez vos joueurs encore, il vous le rendront toujours.

Mes moins bons souvenirs resteront les mouches en moto.

Le fait qui m'a marqué est l'esprit qui régnait au sein de l'équipe avec Jean Galle.

C'est la marque des conquérants. On se sentait outsider, attendu au tournant, mais on se sentait vraiment forts, indestructibles, parce qu'on pouvait toujours compter sur chacun d'entre nous.

Merci à vous, c'est bien ce que vous faites. Le basket entre maintenant dans une ère qui devient tellement professionnelle qu'il n'y a plus d'amitiés et de convivialité comme autrefois.

C'est sympa de remuer ces bons souvenirs.

Bonne chance à vous."