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1996/1997 (PRO A)

1er rang : Jacky Périgois (Entraîneur Assistant), Éric Girard (Entraîneur), Tom Becker (Entraîneur Assistant).

2ème rang : Jean Galle (Directeur Sportif), Renzo Gautelier (Kiné), Aymeric Jeanneau (4), Gerald Madkins (8), Colin Irish (7), Sylvain Delorme (6), Stéphane Ostrowski (9), Bruno Coqueran (15), Jean-Paul Atticot (14), Paul Fortier (13), Stéphane Dondon (12), Hervé Cimmier (11), Jean-Philippe Méthélie (11), Giancarlo Marcaccini (10), Valéry Demory (5), Philippe Habert (Directeur Administratif), Louis-Marie Pasquier (Président).

CHAMPIONNAT

Bien décidé à effacer la saison dernière, Cholet Basket entame de façon exemplaire la préparation. La tâche est difficile car cette saison, le championnat s’annonce très relevé.

Le PSG débarque à la Meilleraie avec une armada de stars et une équipe qui tient fermement à jouer le titre. Ces derniers, complètement à court de préparation, perdent la rencontre 85-72. Madkins finit meilleur marqueur de la soirée avec 28 points. Face à Limoges, Ostrowski sort pour 5 fautes et Limoges à bien du mal à remporter le match. A Evreux, Marccacini enchaîne un 5/8 à trois points et CB remporte la rencontre 88-72. Pour la 6ème journée, Cholet créé la sensation en battant l’ASVEL qui concède pour le coup sa première défaite de la saison. CB se classe juste derrière un trio de tête composé de Limoges, Pau et l’ASVEL. Les choletais ont par la suite subit une série de 3 défaites consécutives certainement dû au fait qu’ils ne peuvent tourner qu’à 7 joueurs. Malgré tout, Cholet pointe à la 5ème position à la fin de la phase aller.

Les matches retour s’annoncent donc très corsés pour les Choletais, avec des déplacements chez les « grosses cylindrées » du championnat. CB s’incline à la Meilleraie face à la surprenante équipe de Montpellier. Cela s’annonce mal pour la suite mais les choletais font preuve de courage et ne perdent plus à la Meilleraie. Par contre, Cholet ne réalise pas d’exploits à l’extérieur mais s’accroche à sa cinquième place. Courant décembre, le club décide de mettre fin au contrat de Colin Irish qui ne séduit pas le staff choletais, le coach désire laisser plus de temps de jeu à Sylvain Delorme et lui accorde sa confiance. Finalement, les choletais terminent à la 6ème place du championnat.

Play-Offs

Lors des play-offs, Cholet retrouve Villeurbanne en quart de finale. Les choletais ne peuvent rien faire contre la machine villeurbannaise qui s’impose en deux rencontres.

Coupe de France

Il reste à Cholet la Coupe de France, mais après avoir éliminé les deux clubs de « Chalons » (Châlons en Champagne et Chalon-sur-Saône), les Choletais vont se trouver confronter une nouvelle fois à l’ASVEL. Encore une fois, CB est sorti par les villeurbannais 73-64 en quart de finale.

Après une saison traumatisante, Cholet Basket rebondit et fait oublier aux supporters l’année précédente. Cholet revient sur de bons rails et l’équipe est prête pour redevenir conquérante dans le championnat de France. De plus, dès l’année prochaine, les Choletais vont participer à la Coupe d’Europe. Après une saison sans joutes Européennes, Cholet Basket va reprendre gout aux voyages Européens.

Extrait du livre "Cholet Basket : 25 ans au sommet" de Michel Gourichon

96/97 : Le renouveau

Après les galères de la saison passée, les dirigeants ont relevé les manches pour reconstruire. 13ème du championnat aucun titre pour les jeunes. C’était vraiment l’année noire. Absent des Coupes européennes cette saison, CB aura à cœur de reconquérir sa place d’élite du basket français.

Seuls quatre joueurs reprennent du service : V. Demory, S. Delorme, S. Ostrowski et B. Coqueran. Les espoirs A. Jeanneau, S. Dondon et J.P. Atticot sont intégrés à l’équipe. J. P. Méthélie arrive d’Antibes et rejoint ainsi S. Ostrowski.

Avec «l’arrêt Bosman », les frontières s’ouvrent à l’Europe. L’Italien G. Marcaccini arrive de l’université américaine George Mason, l’Anglais C. Irish traverse la Manche. Après les tribulations américaines, CB a décidé de jouer la carte de l’assurance en engageant P. Fortier. En France depuis 1986, il a évolué à St Quentin, Reims, Dijon, Paris et Au Mans la saison passée (élu le joueur le plus complet).

Le second Américain, G. Madkins arrive de Badalone (Espagne) mais il a fait la majorité de sa carrière en CBA.

Pour encadrer tout ce beau monde, les dirigeants ont décidé d’étoffer le staff technique.

J. Galle laisse la baguette de coach pour celle de directeur sportif.

E. Girard prend en main l’équipe après quatre saisons comme assistant. A sa demande, il sera épaulé par Tom Becker, celui là même qui avait amené CB à la nationale 1A en 1987.

Bien décidé à reconquérir une place au soleil, l’équipe se met au travail rapidement d’autant que le championnat semble relevé cette saison.

Le PSG débarque à la Meilleraie avec son armada de stars : Sedale Threatt et J. R. Reid (ex Lakers), l’international belge E. Struelens, R. Dacoury et les internationaux Sciarra et Risacher. Mais à court de préparation les Parisiens s’inclinaient (85.72). Belle entrée en matière que le nouvel entraîneur choletais saluait : « Ce qui me plait dans cette équipe, c’est sa compréhension du système des rotations et son travail ensemble ». Madkins avait d’ailleurs brûlé la vedette à Threatt comme meilleur marqueur de la soirée (28 pts).

D’un match à l’autre, les leaders offensifs changeaient. Q’un joueur n’ai pas la main chaude et c’est un autre qui prenait le relais.

A Montpellier, S. Ostrowski captait 13 rebonds et inscrivait 20 pts. Face à Besançon, c’était au tour de P. Fortier d’inscrire 31 pts (13/14 aux tirs) et de prendre 9 rebonds.

CB jouait depuis le début de la saison sans B. Coqueran. Face à Limoges, après la sortie pour 5 fautes d’Ostrowski, le CSP Limoges s’envola vers une victoire qui avait eu beaucoup de mal à se dessiner.

A Evreux, Marcaccini, avec un 5/8 à 3points lançait CB sur la route du succès (88.72).

Pour la sixième journée, CB infligeait sa 1ère défaite à L’ASVEL malgré les 27 pts de Rudd.

Limoges, PAU et l’ASVEL formaient le trio de tête. Derrière cinq équipes dont CB suivaient.

Antibes avec Blackwell et Richardson euphoriques faisaient plier des Choletais apathiques qui se réveillaient ensuite face à Chalon (Fortier 22 pts), à Levallois (Madkins 28 pts) et face à Strasbourg (Ostrowski 31 pts, 15 rebonds).

Est ce le fait de tourner avec 7 joueurs ? Toujours est-il que CB enregistra une série de 3 défaites (au Mans, face à Pau, à Nancy) qui l’envoya à la 7ème place. « Une place somme toute logique au regard des autres équipes et de leurs potentiels » précisait le coach choletais.

Une victoire à Dijon 80.79 et les Choletais terminaient la phase aller à la 5ème place en compagnie des Parisiens (décevants) et de Nancy.

Pour le premier match de la phase retour, CB chutait dans sa salle face à des Montpelliérains surprenants.

Une phase retour qui semblait corsée pour les Choletais avec des déplacements à Limoges, Villeurbanne, Pau et Paris. Pour E. Girard : « Il faudra faire un sans faute à la maison et réussir quelques coups à l’extérieur pour se tenir à la 6ème place. Après, avec un ou deux coups chez les grosses écuries… ».

La trêve de Noël sonnait la fin pour C. Irish. Hors du coup, les dirigeants préféraient s’en séparer pour offrir son temps de jeu à S. Delorme.

Lors de cette phase retour, les joueurs réussissaient une bonne partie du challenge lancée par le coach.

CB ne lâchait aucun match à la maison, s’imposant face à Evreux, Antibes, Levallois, Le Mans, Nancy et Dijon.

A l’extérieur, les Choletais ne réussissent aucun gros coup chez les ténors du championnat. D’autant plus rageant que CB s’inclinait 85.88 à Limoges malgré les efforts de Madkins (20 pts) et Fortier (18 pts). CB aurait surtout dû revenir de Pau avec la victoire. Mais un «trois secondes » discutable suivi d’une faute technique (que certains ont qualifié d’imaginaire), alors que CB menait d’un point, ont permis aux Palois de refaire surface et d’empocher les deux points de la victoire (72.73).

Les Choletais terminaient ainsi le championnat à la sixième place mais sans S. Ostrowski, arrêté pour quelques mois pour une grosse blessure au genou.

A Cholet, tout le monde était content de ce résultat. CB avait retrouvé son rang après une saison noire et renouvelait son bail européen.

En quart de finale, les Choletais retrouvaient Villeurbanne qui, après son Final Four de Rome, annonçait clairement son ambition d’être champion de France.

CB s’inclinait en deux matchs avec une équipe privée d’Ostrswski et Demory. Villeurbanne ira jusqu’à la finale mais ce sont les Parisiens qui seront sacrés champions de France.

De toute façon, les Villeurbannais étaient les bêtes noires des Choletais cette année.

En coupe de France, après deux matchs contre les «chalons » (Chalon en Champagne en 1/16ème et Chalon /Saône en1/8ème), ce sont les Villeurbannais qui ont sorti les Choletais en quart de finale (64.73). Quant aux jeunes, ils continuaient la récolte des trophées pour CB.

Les cadets réussissaient le doublé championnat et coupe de France (un second après les espoirs en 88/89). Ils ont pour nom Ferchaud, Akpomedah, Jarny, Fonteneau, Michée, Leblanc, Bardet, Bainguy, Marquis, Brochard, Bonneau. Pour la plupart, ils ont participé au titre de champion de France espoirs que CB retrouvait 8 ans après, en compagnie de Atticot, Boissié, Boutry, Cimmier, Dondon, Francillonne, Martin, Jeanneau.

Après deux années de Présidence, L.M. Pasquier cédait son siège à J.M. Lambert, le président actuel du club.

C’est un grand monsieur du basket français qui a posé ses valises à Cholet en 1995, en provenance d’Antibes. Stéphane Ostrowski y a passé trois saisons et en garde de bons souvenirs :

« La saison 97/98 a été celle du 1er titre remporté par le club. Coupe de France gagnée à Paris en mai 1998. Joueurs, entraîneurs et dirigeants ont marqué l'histoire du club. Après 11 ans de Nationale 1, CB gagnait enfin un premier trophée.

Le championnat de cette saison est aussi celui qui a permis au public de la Meilleraie de retrouver le très haut niveau National (3ème de la saison régulière) et International (1/2 finales Coupe Korac).

L'évènement qui nous a permis de faire une grosse saison c'est d'avoir recruté Mickaël Ray Richardson lorsque Skeeter Henry s'est blessé à la suite d'un accident de voiture. Tout le monde s'en souvient ! J'ai moi-même influencé Eric Girard pour prendre Mickaël, étant sûr qu'il pouvait nous apporter le grain de folie nécessaire pour réaliser cette très belle saison. J'ai beaucoup d'admiration pour Mickaël . A plus de 40 ans, il nous a entraîné derrière lui avec un enthousiasme rarement vu. L'année du titre à Antibes en 1995 il venait d'Italie pour remplacer un joueur lymphatique Henry James, en cours de saison. Il avait déjà transformé l'équipe par son état d'esprit. Il a réussi la même chose avec CB.

Mon meilleur souvenir est d'avoir contribué avec tous mes coéquipiers : Mickaël, James, Paul, Cédric, J.Phi, Aymeric, J.C. à couronner le club d'un 1er titre en Pro A.

Mon moins bon souvenir : Première blessure importante de ma carrière (rupture ligaments croisés) à Gravelines le 5 avril 1997.
Sur un plan plus personnel, mes bons souvenirs vont en direction de personnes qui m'ont aidé après ma grave blessure au genou. Jean-Jacques DAVID : Kiné du club, s'est montré patient et optimiste pour ma guérison. Calme et déterminé. Jacky PERIGOIS : Assistant d'Éric Girard, a passé beaucoup de temps pour m'aider à revenir. Seul en dehors du groupe, il m'a forcé à ne pas lâcher ».