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1998/1999 (PRO A)

1er rang : Jacky Périgois (Entraîneur Assistant), Éric Girard (Entraîneur), Tom Becker (Entraîneur Assistant).

2ème rang : Nicolas Fonteneau (Préparateur Physique), Éric Micoud (7), Cédric Ferchaud (4), Olivier Bardet (5), Enrique Villalobos (14), Aymeric Jeanneau (6), Jean-Michel Lambert (Président).

3ème rang : Gwénaël Sinquin (Directeur), Rob Preston (9), DeRon Hayes (12), Claude Marquis (10), Paul Fortier (13), Cédric Miller (15), Cyril Akpomedah (8), Fabien Dubos (10), David Gautier (11).

CHAMPIONNAT

La saison démarre à Paris et les Choletais s’inclinent sur le parquet des parisiens 53-70 malgré l’adresse d’Eric Micoud à 3 points (5/9). Pau arrive ensuite à la Meilleraie et fait subir à Cholet sa deuxième défaite consécutive. Heureusement, CB se reprend et enchaîne 4 victoires de suite (2 à domicile et 2 à l’extérieur). Ensuite, Limoges gagne à la Meilleraie et l'équipe choletaise marque un coup d’arrêt. Ce n’est que de courte durée puisque par la suite, les Choletais enchaînent 8 victoires de suite dont une victoire à l’extérieur à Villeurbanne dans une incompréhension totale avec des fautes techniques sifflées à tout va et des temps morts refusés… Cholet s’extirpe de ce piège et s’impose 67-66. Cholet Basket termine cette phase aller à une très bonne 2ème place derrière Pau Orthez et devant l’ASVEL, Limoges et Chalon sur Saône.

Pour la première journée des matches retour, Cholet se déplace à Pau qui n’a pas perdu dans sa salle depuis 3 ans. Ce n’est pas les choletais qui vont réussir cet exploit puisqu’ils s’inclinent malgré une belle prestation. DeRon Hayes, sous la menace d’une suspension, est contraint de se faire remplacer pour 3 matches et son suppléant se nomme Jérôme Harmon. CB commence à perdre un peu de terrain sur Pau et se fait reprendre la 2ème place par Villeurbanne. Plus tard, petit coup dur pour les Choletais qui sont défaits à domicile par la surprenante équipe de Chalon. Après une victoire à Levallois Cholet recolle à la 2ème place en compagnie de l’ASVEL. Limoges légèrement décroché arrive à la Meilleraie avec la ferme intention de recoller au groupe de tête. Cholet s’impose 53-43 contre le CSP. Contre Gravelines, CB ne laisse guère plus de 54 points à son adversaire pour remporter le match 81-54. CB s’installe à la 3ème place synonyme de qualification pour l’Euroligue. Il reste 3 journées et Cholet se cramponne à cette place, les supporters commencent à rêver des affiches qui pourront se disputer à la Meilleraie. A une journée du terme de la saison régulière, Cholet apprend que Chalon a perdu et se voit assuré de finir 3ème. Si Pau Orthez ou l’ASVEL est champion de France, Cholet sera qualifié pour l’Euroligue.

Play-Offs

En play-offs, les Choletais ont déjà la tête à l’Euroligue et en quart de finale, ils se trouvent confrontés aux Manceaux. Cholet va se faire surprendre dans les derniers instants de la rencontre et perdre le match 73-74. Au match retour, les choletais sont plus appliqués et plus sérieux, et CB gagne le match 75-65. A la Meilleraie pour la belle, Cholet se doit de se qualifier pour la demi-finale. Malheureusement, Le Mans est le bourreau de CB cette année et prive l'équipe choletaise de la qualification

COUPE DE FRANCE

LA DEUXIEME

Cholet commence son parcours en Coupe de France à Hyères Toulon. Les joueurs choletais font respecter la hiérarchie en s’imposant 82-73. En 8ème de finale, CB rencontre le CSP Limoges lui aussi éliminé des play-offs et qui a à cœur de réussir dans cette coupe de France. Mais les joueurs des Mauges qui sont les tenants du titre ne veulent pas abandonner la Coupe. Ils s’imposent 79-73 et rejoignent ainsi le stade des quarts de finale contre Bourg en Bresse. Cholet ne prend le contrôle du match qu’à 30 secondes de la fin et remporte ainsi le match. CB entre en demi-finale contre le PSG. Le scénario est le même que contre Bourg en Bresse. Mais en deuxième période, Éric Micoud, un habitué des secondes mi-temps réussies, inscrit 23 points et fait gagner son équipe dans les derniers instants de la rencontre. 

Pour la 2ème fois consécutive, Cholet Basket fait le déplacement à Bercy pour la finale contre Strasbourg. Mais la prudence est de mise puisque les deux derniers matches, CB a affiché un relâchement qui n’est pas tolérable. Très concentré et très appliqués, les joueurs de Cholet prennent le match à leur compte durant toute la partie. CB ne va pas faiblir le rythme et remporte la Coupe de France sur le score de 85-70. Pour la deuxième année consécutive les Choletais ramènent la Coupe dans les Mauges.

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coupe_de_france_98-99.jpg, par a3web

Pour la deuxième année consécutive, CB remporte la Coupe de France.

Coupe Saporta

La victoire en Coupe de France permet à Cholet de participer à la Coupe Saporta. En poule, CB tombe dans le groupe des PTT Ankara (Turquie), des slovaques de Pezinok, de Skopje (Macédoine), Novy Jicin (République Tchèque) et enfin les croates de Split.
La phase de poule est passée assez aisément puisque Cholet va finir premier du groupe avec 8 victoires et 2 défaites. Le premier match contre Split est tout un symbole puisque Cholet Basket dispute son 100ème match Européen.
En 16ème de finale, les Choletais affrontent les portugais de l’Estrela Lisbonne. CB gagne les deux matches facilement et malheureusement échoue en huitième de finale contre les slovènes de Lasko. C’est une véritable désillusion car les joueurs voulaient faire mieux que l’année dernière ou au moins arrivé au même stade.

La saison a quand même été plus que satisfaisante, un deuxième trophée consécutif en Coupe de France et une qualification pour l’Euroligue. Cholet va maintenant connaître la grande Coupe prestigieuse.

Extrait du livre "Cholet Basket : 25 ans au sommet" de Michel Gourichon

98/99 : Une deuxième Coupe

Trois des vainqueurs de la Coupe de France sont restés. A. Jeanneau, P. Fortier et C. Miller vont continuer l’aventure avec CB ; un CB qui va d’ailleurs fortement rajeunir son effectif en recrutant E. Micoud (25 ans, Strasbourg), F. Dubos (21 ans, Pau-Orthez) et en récupérant D. Gautier, un jeune choletais passé par le centre fédéral de l’INSEP.

Malgré ses 21 ans, F. Dubos est déjà un habitué des parquets de Pro A. En 1994, en play off avec Montpellier, il était déjà venu à la Meilleraie. A son palmarès, il a deux titres de champion de France obtenus en 96 et 98 avec Pau dont un avec A. Rigaudeau.

L’Espagnol Quique Villalobos travers les Pyrénées pour une première expérience française. Pour lui aussi la Meilleraie n’est pas une inconnue puisqu’il était venu en 1988 avec le Real Madrid.

Les Américains Deron Hayes et Rob Preston complèteront l’équipe.

Comme il y a deux ans, les Choletais démarraient leur saison contre le PSG mais à Paris cette fois. Micoud faisait parler son adresse à 3 points (6/9) mais cela ne suffisait pas et CB s’inclinait 53.70.

Pau se présentait à la Meilleraie pour la seconde journée et faisait subir à CB sa seconde défaite en deux matchs 64.68. Le menu était lourd à digérer pour une équipe qui avait pris beaucoup de retard dans sa préparation.

Les Choletais se ressaisissaient par la suite, enchaînant 4 victoires de suite (deux à domicile, deux à l’extérieur). Rob Preston avait été débarqué au profit de Lenzie Howell qui trouvait rapidement ses marques au sein de l’équipe. CB retrouvait du même coup son équilibre entre intérieurs et ailiers. Mais l’armada limougeaude venait rappeler à CB qu’il n’était pas encore prêt à lutter contre les grosses équipes du championnat, surtout lorsqu’elles ont une certaine réussite (58% aux tirs dont 7/11 à 3 points). J.Monclar, l’entraîneur du CSP promettait à E. Girard des jours meilleurs : « Si Cholet continue à jouer ainsi, il gagnera beaucoup de matchs cette saison ».

Il avait vu juste. CB allait enchaîner 8 victoires d’affilée dont une à Villeurbanne qui sera à l’origine d’un feuilleton juridique qui durera trois bons mois. L’ASVEL avait conservé un petit point d’avance à 14’’ de la fin (66.67). Temps mort demandé, temps refusé…Faute, pas faute… Dans une pagaille quasi générale, les fautes techniques pleuvaient.

E. Micoud se retrouvait sur la ligne des lancers francs pour 9 lancers. Il en réussissant 8, donnant la victoire (74.67) à CB dans une ambiance que l’on peut imaginer. La réclamation était posée, mais de jugement en appel, CB conservera les 2 points de la victoire.

CB allait être contraint aux prolongations par ses deux rencontres suivantes. Et à chaque fois, c’est E. Micoud qui soufflait le vent de la victoire pour CB soit avec ses lancers francs soit avec quelques paniers à 3 points assassins. On ne saura pas si c’est l’air du midi qui réveilla F. Dubos, mais face à Toulouse il s’envola pour finir avec 31 points (12/14) et 13 rebonds.

Contre toute attente, CB terminait cette phase aller à la seconde place derrière Pau Orthez juste devant l’ASVEL, Limoges et un surprenant Chalon/Saône.

CB se déplaçait chez le leader pour la 1ère journée retour. Le palais des Sports de Pau n’avait pas vu la défaite des siens depuis près de trois ans et CB n’arrivait pas à mettre fin à cette série.

D. Hayes sous la menace d’une suspension, CB faisait appel à J. Harmon. Mais celui ci remplaçait pour 3 matchs L. Howell blessé. CB commençait à boiter. Tout le monde relevait les manches : Q. Villalobos (21 pts) offrait une victoire difficile face à Montpellier, tout comme J. Harmon (22 pts) à Besançon.

Dubos (27 pts) ne pouvait empêcher Chalon, toujours aussi surprenant de s’imposer à la Meilleraie.

Alors que J. Harmon remplaçait D. Hayes (qui devait purger un match de suspension pour prise de médicament interdit). E. Miller (17 pts) et J. Harmon (18 pts) emmenaient leurs équipes vers la victoire à Levallois(81.69).
CB partageait toujours la seconde place avec l’ASVEL derrière Pau Orthez. Limoges, un peu décroché, venait à Cholet avec la ferme intention de recoller au groupe de tête. Pris dans l’étau du CSP en première période, l’attaque choletaise était à la peine. A la pause, Limoges rejoignait les vestiaires avec une avance de 5 points (23.18). Les Choletais revenaient avec les mêmes intentions que leurs adversaires et emportaient la seconde mi-temps sur le score de 35.20 pour une victoire générale de 53.43. Muet en 1ère mi-temps, Micoud inscrivait 18 points en seconde période soit presque l’équivalent du groupe limougeaud.

Huit jours plus tard, les Choletais laissaient les Gravelinois inscrire 54 points (31% de réussite) pour une victoire 81.54.

CB s’accrochait à sa seconde place mais son capitaine donnait des signes inquiétant de fatigue. P. Fortier devait se rendre à l’évidence. Sa saison s’arrêta lors de la 24ème journée alors que ses équipiers s’imposaient de 23 points au Mans.

Déstabilisé, CB encaissait deux défaites, à Nancy (71.74) puis face à Villeurbanne (71.74) sur un panier à 3 points d’Adams à la sirène. M. Pecarski venait de déposer ses valises à la Meilleraie et s’envolait pour la côte d’Azur avec ses nouveaux équipiers pour une victoire à Antibes 86.73 qui redonnait des couleurs au club choletais. Howell, avec 14 pts mais surtout 14 rebonds et 4 interceptions signait une petite performance personnelle.

Il restait trois journées et les Choletais s’installaient dans le fauteuil de troisième. Fauteuil car il était synonyme de qualification pour l’Euroligue. Du coup, les supporters se mettaient à rêver.

En accueillant Evreux, les Choletais se faisaient plaisir ; les 10 joueurs participaient à la fête et 6 d’entre eux dépassaient les 10 points. Huit jours plus tard, Gautier (15 pots) et Miller (17 pots) enfonçaient Toulouse pour une victoire 81.54. Mais en écoutant les autres résultats, les Choletais explosaient de joie. Chalon battu, CB était assuré de finir 3ème et venait d’empocher son billet pour l’Euroligue à condition que Pau ou l’ASVEL (1er et 2ème ) soient champion de France.

CB retrouvait les Manceaux pour les quarts de finale du play off. Trois derbys pour une place en demi-finale. Cela promettait d’être chaud. 

Il y aura une belle. Les deux équipes ne se lâchaient pas. La domination choletaise au rebond compensait la réussite de Jennings et c’est au coude à coude qu’ils abordaient la dernière minute. Ayant bien appris la leçon du match aller, Jennings était surveillé tel le lait sur le feu. Mais cette fois c’est Bouvier qui clouait le succès manceau (71.76), privant ainsi les Choletais de demi-finale.

Sorti des playoffs, il fallait se reconcentrer sur la Coupe de France. Le parcours de CB avait commencé à Hyères-Toulon (pro B), club des anciens choletais John et Bellony. Mais les tenants du titre faisaient respecter la hiérarchie et s’imposaient 82.73. Leur adversaire pour les 1/8ème était encore le CSP Limoges, sorti lui aussi des play-off. Mais la volonté était choletaise à l’image de Hayes (23 pts), Miller (17 pts) et Dubos (17 pts) qui scellaient la victoire sur le score de 79.73 et propulsait CB en quart de finale face à Bourg en Bresse (pro B).

Les Bressans ne se faisaient aucun complexe et démarraient pied au plancher. Pire, CB restait collé dans les starting-blocks et à mi-temps, ils ne pouvaient que constater les dégâts 19 points d’avance pour Bourg en Bresse (49.30). CB revenait avec des intentions plus dignes de son niveau et grappillait petit à petit son retard pour réaliser ce qui ressemble plutôt à un hold-up. Cholet n’avait pas mené une seule fois pendant 39’ et 37’’ et se retrouvait en demi-finale, sauvé par L. Howell. A. Thinet, le coach bressan et ancien Choletais, ne pouvait pas cacher sa déception : « c’était le pire dénouement qui pouvait nous arriver. Un gros coup de massue ».

En demi-finale, le scénario allait être presque identique mais à Paris cette fois. Le PSG avec une réussite insolente (80%) laissait les Choletais à 20 pts à la pause (49.29). Mais E. Micoud allait rappeler qu’il était l’homme des deuxièmes mi-temps. En inscrivant 23 points dans celle-ci (29 au total) dont les deux derniers lancers francs, il propulsait CB vers sa deuxième finale de Coupe de France. Miller et Jeanneau allaient pouvoir défendre la Coupe qu’ils avaient gagné la saison passée. E. Girard se réjouissait aussi de cette victoire : « Ce que nous avons fait ce soir est à l’image de toute notre saison, faite de blessures et incertitudes, compensées par un cœur énorme ». P. Fortier sera sur le banc pour soutenir ses équipiers.

La prudence sera de rigueur car Strasbourg, l’adversaire de cette finale venait de se qualifier aux dépens de Villeurbanne. Les supporters allaient faire sauter les bouchons de Champagne 3 jours avant cette finale. En play off, Pau et Villeurbanne venaient d’accéder à la finale du championnat. CB venait de gagner son billet pour l’Euroligue 99/2000.

Bercy accueillait CB et ses Supporters pour la seconde fois. Et de surprise, il n’y en eut point. Concentrés et déterminés, les Choletais ne laissaient aucune chance aux Strasbourgeois et s’imposaient finalement 85.70.

Un seul grain de sable était venu se mêler à la fête. E. Micoud blessé avait du quitter ses équipiers à la mi-temps ; rupture du tendon d’Achille pour le Choletais.

Miller, Jeanneau et E. Girard pouvaient à nouveau brandir cette Coupe de France et faire découvrir cette joie à Brochard, Micoud, Akpomedah, Howell, Dubos, Gautier, Hayes et Villalobos. Villalobos qui saisissait la Coupe de France 10 ans après avoir remporté la Coupe d'Espagne avec le Réal Madrid.

Les Pays de Loire doivent être une bonne terre d’accueil pour les Coupes puisque 15 jours plus tard la Coupe de France rejoignait Nantes.

Cholet Basket avait encore vécu une superbe saison. La Coupe de France et la qualification pour l’Euroligue en étaient l’apothéose. Malgré les embûches, les blessures aucun n’avait baissé les bras même lorsque CB avait perdu son capitaine Fortier. Cette victoire était celle d’e tout un groupe.

David Gautier a grandi à l’ombre des gradins de la Meilleraie. Aujourd’hui, il explose sur ce même parquet. Clin d’œil :

« Je suis arrivé à Cholet Basket en 1988 en poussins, j'avais 8 ans.

Au début j'allais voir les matchs de Pros occasionnellement, puis très vite, je n'en manquais plus un seul ; Je me souviens des Cholet/Pau et Limoges, où la salle était pleine à craquer, les spectateurs étaient assis dans les escaliers et nous, les jeunes, nous étions derrière les panneaux publicitaires au bord du terrain.

A l'époque, j'étais très impressionné lorsque je passais devant les vestiaires des Pros. Un jour, je côtoierai mes idoles de l'époque tels qu'Antoine Rigaudeau et Jim Bilba. C'est un rêve que je croyais inaccessible qui se réalise.

Mon premier titre qui m'a marqué a été obtenu en 1994 avec la sélection départementale du Maine et Loire, où nous avons décroché le titre de champion de France Benjamins à Auch. Lors des stages de préparation Antoine Rigaudeau venait nous rendre visite et nous encourager, car lui avait échoué en finale avec la sélection départementale de son âge.

La même année, avec Cholet Basket nous avons obtenu le titre de champion de France Minimes.

La saison suivante, à Cholet Basket avec la même équipe, nous avons remporté le titre de champion de France Cadets.

En 1995, avec la sélection régionale Cadets, nous avons gagné le titre de champion de France.

La saison suivante en 1996, j'ai incorporé l'INSEP qui évoluait en National 2. Après deux saisons, je suis revenu à Cholet ».

98/99 Coupe SAPORTA

Grâce à sa victoire en Coupe de France, CB retrouve cette saison la Coupe Saporta.

Le groupe d'Éric Girard a beaucoup changé. Autour de Jeanneau, Fortier, Miller enregistre les arrivées de Dubos, Gautier, Hayes, Micoud, Villalobos et Howell.

En poule 32ème de finale, CB va croiser le fer avec les PTT Ankara (Turquie), Pezinok (Slovaquie), Skopje (Macédoine) Novy Jicin (République tchèque) et Split (Croatie).

CB va finir premier de sa poule avec 8 victoires et deux défaites.

Le premier match de cette poule, à la Meilleraie, contre Split avait une portée symbolique. Face à un club qui a été trois fois champion d'Europe entre 1988 et 1991, l'équipe des mauges dispute son 100ème match européen, ce mardi 22 septembre 1998.

Cholet Basket devient ainsi la 5ème équipe française du "club des 100" puisque seulement quatre autres clubs ont franchi ce cap des 100 matchs européens : Limoges (246)*, Pau Orthez (232)*, Asvel (231)*, et Antibes (163)*. Le record d'Europe revient au Real Madrid avec 492* matchs (*au 22/09/98).

En 16ème de finale, CB s'imposait par deux fois face à l'Estrela Lisbonne. Mais CB allait échouer en 8ème de finale face aux Slovènes de Lasko. Privé de Fortier, blessé, il semble que l'équipe a perdu ses repères. Avec un retard de (seulement) 9 points ramenés de Lasko, l'équipe choletaise ne s'imposait que de 4 points dans sa salle.

La désillusion était cruelle pour une équipe qui avait espéré faire aussi bien (sinon mieux) que l'an passé.

Mais CB allait se reconcentrer sur le championnat français, décrocher un ticket pour l'Euroligue 99/2000 et remporter pour la seconde fois consécutive la Coupe de France.

CB, il connaît. En effet, Eric Girard y a passé le plus gros de sa carrière de joueur, avec en apothéose, le titre de champion de France de NII. Mais il a toujours été porté par le métier d’entraîneur. Après des années comme adjoint, il a pris les commandes de CB en 1996 :

"Mai 1996, CB termine 13ème, a usé et abusé d'une bonne dizaine d'Américains, n'est pas qualifié pour l'Europe (une première depuis...) et même les fameux coups de gueule du sorcier Jean Galle ne résonnent plus guère à travers les tôles de la Meilleraie...

Mai 1997, virage à 180°, la présidence glisse doucement vers JM Lambert, Jean devient directeur sportif et on me challenge à un nouveau rôle : Coach. Dix mois pour convaincre, 300 jours pour récrédibiliser un club connu dans l'Europe entière, quelques matches de championnat pour redonner confiance à des hommes qui paraissent si forts de loin, mais si fragiles de près... Ma seule prérogative, est d'avoir les mains libres, on ne m'impose pas mes joueurs, et je choisis mon assistant : ce sera sans aucun doute Tom Becker, qui avec ses compétences, son expérience et ses origines US sera à mes côtés d'une parfaite complémentarité...

Gérald Madkins arrive avec la réputation d'un shooteur, défenseur qui en dehors du terrain ne laissera pas d'éternel souvenir, Collins Irish et GC Marcaccini donnent de l'exotisme à l'équipe (loi Bosman oblige) le premier sera sans contexte une erreur de recrutement (mea culpa), le second sera exemplaire, et continue d'ailleurs de s'éclater sous les ordres d'un certain Malkovic pour quelques dollars de plus ...

JP Méthelie arrivera sur la pointe des pieds, considéré comme un joueur sans vraiment de poste et repartira pour le grand Limoges avec sur son CV une sélection en équipe de France A et la reconnaissance d'être un des meilleurs ailiers de la ligue... Aymeric Jeanneau fera ses grands débuts sous le regard de maître Demory, pas mal comme guide. D'ailleurs en ce jour de 25ème anniversaire, seul Aymeric encore présent, aura résisté à l'appel des sirènes ! Au côté de B.Coqueran (malheureusement souvent handicapé) et de Stéphane Ostrowki (qui restera à mes yeux le plus grand professionnel que j'ai pu côtoyer), il manquait encore un acteur. Et quel acteur, quel joueur, quel homme !!! Sans doute le plus français des américains, celui que l'on pourra qualifier de Gentleman, il sera à tour de rôle ou tout à la fois Scoreur, Leader, Capitaine et Ami. Encore aujourd'hui et demain sans doute, nous nous rappellerons sûrement tous les deux qu'après avoir fait passer le club de la 13ème à la 3ème place en championnat, d'aucune qualification à l'Euroligue, sur le seuil de ma porte en m'annonçant la fin de 3 années de "collaboration" nous ne pouvions dissimuler nos sentiments. Encore merci Paul ...

Je n'oublierai pas les "hommes de l'ombre" qui ont partagé nos moments de tristesse et d'euphorie : Sylvain Delorme, Bassirou Niang et Régis Boissié.

Et puis rappelez-vous, cherchez bien. Il arrivait de Guyane, long à n'en plus finir, bondissant et happant la vie avec insouciance. Rêvant à 18 ans, les yeux ouverts, à un avenir de mille feux, de paillettes et de gloire, JP Atticot nous quitta en novembre1999 pas pour revêtir un nouveau maillot sous de nouvelles couleurs, mais pour sa dernière destination... Adieu J.Paul."