Vous êtes ici

1999/2000 (PRO A)

 14_633361811125156250.jpg

1er rang: Matthieu CHIRON (Kinésithérapeute), Jacky PÉRIGOIS (Assistant), Éric GIRARD (Coach), Tom BECKER (Assistant).

2ème rang: Gwénaël SINQUIN (Directeur administratif), Randolph CHILDRESS (N°9), Pierre BROCHARD (N°9), Aymeric JEANNEAU (N°6), Éric MICOUD (N°7), Jean-Michel LAMBERT (Président), Jean-Paul CHUPIN (Responsable des déplacements).

3ème rang: DeRon HAYES (N°12), Olivier BARDET (N°4), Claude MARQUIS (N°14), Jon GARAVAGLIA (N°13), Éric BILON (N°5), Stephen BRUN (N°13), Cedric MILLER (N°15), Fabien DUBOS (N°10), Narcisse EWODO (N°8), David GAUTIER (N°11).

CHAMPIONNAT

Cholet Basket n’est pas avantagé dans ce début de saison par le calendrier car pour ses six premiers matches, l'équipe va se déplacer 4 fois. Les déplacements ne seront pas les plus faciles. La saison commence à Paris et les Choletais se défendent bien mais perdent la rencontre de deux petits points. Après cette première défaite, CB va essuyer deux autres revers de suite contre le CSP Limoges et à Strasbourg. Childress ne trouve pas son niveau de jeu en ce début de championnat et même les bonnes performances de ses coéquipiers ne suffisent pas à combler les lacunes que l’équipe possède. Cholet est bon dernier après trois journées. Deux victoires contre Chalon et Gravelines redonnent confiance aux joueurs. Mais l’ASVEL et son équipe d’internationaux vient rappeler à Cholet qu’il faut être très fort pour être dans le haut du tableau. Les victoires face à Evreux et sur la côte d’Azur contre Antibes donnent de l’air à des Choletais qui sont en mal d’inspiration collective. La réception de Pau peut être un tremplin pour se relancer. Dans les dernières secondes du match, les palois arrachent une prolongation qui leur est malheureusement profitable. Ce match est le dernier de Childress qui se blesse. A noter aussi le retour d’Eric Micoud après 6 mois d’absence.

La donne change pour le staff choletais qui récupère le duo Micoud-Jeanneau. Il recrute aussi l'ailier Jarod Stevenson auquel lui ait confié la mission d’être le plus adroit possible à mi-distance. Ces changements ont un effet direct sur les résultats car Cholet va remporter 4 rencontres de suite. Par chance, le championnat est très serré et Cholet Basket peut largement se défendre pour recoller en tête du classement. Mauvaise surprise avant la fin de la phase aller car le club découvre que Garavaglia avait caché une blessure au dos qui revenait en récurrence. La phase aller se termine et CB se classe 5ème, ce qui est bien du fait d’un début de saison catastrophique.

De l’effectif du début de saison, il ne reste pas grand monde. Ewodo n’ayant pas convaincu, est remercié. Billon est la dernière des recrues à rester dans l’effectif choletais. La phase retour redémarre très fort car CB s’impose à Beaublanc 75-73. Par la suite Cholet alterne victoires et défaites sans parvenir à réaliser une série. Mais le championnat est vraiment très serré tout se joue à rien. Cholet Basket est toujours 5ème du championnat.

Play-Offs

En Play-Offs, les Choletais retrouvent leur bête noire de la saison, Strasbourg. Une nouvelle fois, la SIG va prouver que cette année, CB n’est pas plus fort qu’eux. Trop approximatifs, les joueurs choletais ne sont pas dans le coup durant les deux matches et sont éliminés au stade des quarts de finale

Coupe de France

En seixième de finale, Cholet Basket n'a eu aucune peine à se défaire de Tourcoing, pensionnaire de Nationale 2.

L'histoire ne fut pas la même en huitième, où les choletais se sont heurtés au bloc villeurbannais à l'effectif étoffé.

L’Euroleague

Supporters et joueurs choletais se mettent à rêver des affiches qu’il pourrait y avoir à la Meilleraie. Le tirage au sort n’est pas clément pour Cholet sur le plan sportif car les choletais héritent d’un groupe très relevé avec les espagnols de Barcelone, les russes de Moscou, les grecs de Salonique, les italiens de Trévise et enfin les serbes de Belgrade

Avec deux victoires en 10 matches, Cholet prend la 5ème place de sa poule et passe dans la seconde phase de groupe en compagnie du Real Madrid, de Ljubjana, et du Panathinaïkos d’Athènes. Le groupe paraît très relevé et CB ne se fait pas de faux espoirs. Cholet frôle l’exploit contre le Real Madrid mais s’incline dans les prolongations 90-83. Athènes, qui domine ce groupe, arrive à la Meilleraie en pensant qu’ils vont jouer un mach facile. Eux qui n’encaissent que 66 points en moyenne par match s’inclinent sur le parquet de La Meilleraie 81-68. Le public, conquis par cette victoire contre le futur champion d’Europe, oublie que Cholet Basket ne se qualifie pas pour la suite.

Extrait du livre "Cholet Basket : 25 ans au sommet" de Michel Gourichon

99/00 : La nouvelle génération

Auréolé de ses deux coupes de France et de sa qualification en Euroligue, CB prépare sa dernière saison du siècle.

L.Howell et Q.Villalobos sont partis et CB n’a pu retenir son capitaine P.Fortier. Le recrutement s’avère problématique avec la blessure de E.Micoud lors de la finale de la Coupe de France (il est indisponible jusqu’en novembre). Les choix semblent cornéliens pour E.Girard. S’il prend un meneur, qu’en fera t’il au retour de Micoud ? S’il prend un ailier, qui secondera Jeanneau avant le retour de Micoud ? A l’heure actuelle, le club peut compter sur A.Jeanneau, F.Dubos, D.Gautier, D.Hayes et C.Miller. O.Bardet et C.Marquis, espoirs, espèrent bien apparaître de temps à autre.

E.Bilon arrive de Pro B et découvre le haut niveau. N.Ewodo a quitté Pau pour se refaire une santé en Anjou. J.Garavaglia, un Italo-américain, aura la lourde tâche de succéder à P.Fortier.R.Childress débarque fin août après plusieurs autres joueurs. Sur sa belle prestation au tournoi de l'Etoile d'Or, il est retenu dans l’effectif. Meneur très offensif en NCAA, il tarde à convaincre même s’il sort d’une belle saison en Turquie.

Un premier coup d’œil sur le calendrier permettait de voir que CB n’était pas gâté pour son démarrage : quatre déplacements pour les six premières rencontres dont le PSG et l’Asvel, plus la réception de Limoges. Les débuts risquent d’être délicats, d’autant que le collectif n’est pas au point.

Les prévisions allaient s’avérer exactes. Après une courte défaite à Paris (71.73), CB allait enchaîner deux autres revers, face à limoges et à Strasbourg, se retrouvant ainsi bon dernier. Childress avait du mal à retrouver ses marques et son faible taux de réussite (31%) n’arrangeait rien pour l’attaque choletaise. Dubos, Miler et Hayes ne pouvaient, à eux seuls, tenir la maison.

Les Choletais allaient se réveiller face à Chalon et à Gravelines. Mais l’armada villeurbannaise emmenée par Bilba allait rappeler aux Choletais que la route était longue vers le haut du classement. Battu 61.94 à l’Astrobale. CB pointait en 12ème position à 1 point du dernier. La réception d’Evreux et le voyage à Antibes redonnaient de l’air à CB avant d’accueillir le leader palois. Dans un match indécis et difficile, l’Elan Béarnais allait accrocher une prolongation providentielle et s’imposer dans une certaine confusion. Ce match perdu allait être le dernier de Childress. Blessé, il devait laisser sa place à E. Micoud qui après 6 mois d’arrêt, retrouvait avec plaisir les parquets.

Du coup les données sportives n’étaient plus les mêmes. CB allait pouvoir rééquilibrer ses différents secteurs, maintenant qu’il pouvait compter sur son duo de meneur (Micoud, Jeanneau). CB avait besoin d’un tireur à mi-distance et espérait trouver en J. Stevenson, l’ex-Strasbourgeois (finaliste de la coupe de France face à CB) sa gâchette extérieure.

Ces deux arrivées allaient servir de déclic à une équipe qui enchaînait 4 victoires de suite dont deux précieuses au Mans et à Dijon. Le championnat ne décantait pas et la lutte pour les play off semblait déjà lancée même si nous n’étions qu’en novembre.

Miller, Dubos et Garavaglia étaient redevenus maîtres de la raquette. Stevenson et Gautier donnaient le mal de mer aux défenseurs adverses. Hayes jouait le pompier à presque tous les postes lorsque ses collègues faiblissaient. Micoud et Jeanneau jouaient sans fausse note leur partition de chef d’orchestre. Comme le faisait remarquer E. Lehmann, le coach de Besançon : « Cholet est redevenu une des grosses cylindrées du championnat ». Mais l’Euroligue n’allait elle pas user prématurément ce joli moteur ?

Début décembre, les dirigeants débarquaient J.Garavaglia, blessé et coupable d’avoir caché un dos en compote lors de son embauche. L’intérim de Mo Smith, peu convaincant sera de courte durée.

CB terminait la phase aller par une victoire face à Nancy et s’asseyait ainsi à la 5ème place du championnat derrière l’ASVEL, Pau, Limoges et Le Mans.

L’équipe n’avait plus grand chose à voir avec celle qui avait débuté le championnat. Dès quatre recrues, il ne restait plus qu’E.Billon, peu utilisé. N. Ewodo a été remercié, n’ayant jamais réussi à convaincre.

CB allait démarrer la phase retour par un coup d’éclat, en s’imposant 75.73 sur le parquet du CSP Limoges. Emmené par Dubos (23 pts) et Miller (22 pts) au sommet de leur art, le club des Mauges s’imposait sur le même score que lors de son premier match en pro A en 1987. Les deux meilleurs marqueurs (Demory et Warner) avaient eux aussi inscrit 45 points.
Le vent du boulet allait souffler 8 jours plus tard face à Strasbourg, la nouvelle bête noire du club. Alors que les Choletais menaient de 16 points (77.61) à six minutes de la fin, les Alsaciens infligeaient un cinglant 22.5, emmenés par un Keïta irrésistible à 3 points (6/8) et crucifiant les Choletais par un dernier missile à l’ultime seconde (82.83).
Chalon/Saône, surprenant 5ème du championnat (avec CB) allait profiter de l’absence de C. Miller, «cap’tain courage », pour s’imposer (58.72) et s’emparer de la 4ème, au bénéfice d’une défaite du Mans. Il fallait ensuite une victoire aux forceps sur Gravelines le dernier pour que CB conserve sa 5ème place.

A onze journées de la fin, le championnat paraissait très indécis. Les trois premières places semblaient acquises à Pau, Limoges et l’ASVEL. Un trou s’était creusé après la 9ème place, occupée par Strasbourg. Celui ci n’avait que deux points de retard sur Chalon le 4ème. La lutte pour les huit places du play off allait sûrement être rude, d’autant que CB devait rencontrer bon nombre de ses adversaires directs. Les faux pas risquaient de se payer cash.

Avec Miller revenu, CB allait frôler l’exploit face à l’ ASVEL, irrésistible en Euroligue et prétendant au titre national. Mais l’ex choletais S. Lauvergne allait crucifié les derniers espoirs locaux, inscrivant le panier de la victoire pour l’ASVEL (65.66). Après Keïta et Strasbourg, les ex Choletais jouaient de vilains tours à leur ancien club. Dure loi du sport… A Evreux, Coqueran et Demory (les ex Choletais) ne pouvaient empêcher CB de l’emporter (73.64) . Au gré des matchs, en fonction des méformes du moment, D. Hayes jouait les polyvalents à la demande de son coach. Peu de joueurs américains auraient accepté ce rôle ingrat. Du coup, son rendement offensif s’en ressentait.

Mais CB allait réussir un nouvel exploit cette saison en s’imposant à Pau, ce qui n’était pas arrivé depuis la saison 92/93. Dans le sillage d’ E.Micoud retrouvé à 3 points (5/7), les Choletais gagnaient 82.66.
Le palais des sports de Pau grondait, furieux de la prestation des siens, mais n’arrivait pas à couvrir la joie des Choletais. CB était le deuxième équipe à s’imposer à Pau depuis des années, après Limoges.

Le CSP Limoges faisait d’ailleurs beaucoup parler de lui en ce mois de février. Secoué par des problèmes juridico-financiers, le club était au bord du gouffre. L’ampleur des dégâts semblait irrémédiablement l’entraîner vers l’abîme.

Loin de ce tumulte, la lutte sportive pour les playoffs continuait. Dans une Meilleraie pleine à craquer, CB se débarrassait du Mans après une superbe rencontre.

Crescendo, le public choletais s’était trouvé un nouveau «chouchou ». Par ses courses folles et ses paniers acrobatiques D. Gautier enflammait la Meilleraie. Succédera t il à A. Rigaudeau dans le cœur des Choletais ? Toujours est-il qu’il terminera la saison en boulet de canon, souvent meilleur marqueur de l’équipe.

Au terme de l’avant dernière journée, CB partageait la 4ème place avec le PSG, juste devant Strasbourg. Le promu alsacien était l’invité surprise des play-offs et espérait bien y jouer les trouble-fête.

En attendant, il fallait quand même attribuer les places. Cette dernière journée offre un affrontement alléchant entre les deux quatrièmes. CB, PSG sera l’affiche de la soirée. Le vainqueur sera quatrième, le vaincu sixième. Les données sont donc simples.

Et le match fut à la hauteur de l’affiche. Jamais le score ne fit de grand éclat. CB ne compta jamais plus de trois points d’avance. Le PSG s’éloigna de 9 points au début de la seconde mi-temps mais les Choletais veillaient au grain et recollent aussitôt. Dès lors les spectateurs assisteront à un mano à mano ou Stevenson et Dubos répondaient coup à coup aux paniers de King et Sciarra. Miller et Hayes captaient tous les ballons aériens. Le score montait au gré des égalités (49.49 puis 57.57) pour donner un petit point d’avance aux paniers avant la dernière possession de balle. Et c’est A. Jeanneau qui décrochait le dernier tir. Sans hésiter le ballon fendait le cercle. La Meilleraie pouvait exulter, elle qui avait retenu son souffle quelques secondes, le temps que les Parisiens se rendent compte du désastre.

Ironie du sort, celui qui était porté aux nues avait été chahuté, il y a un an pour avoir perdu un ballon face à Jennings, ballon qui privait CB de continuer sa route en play-off.

Puis que le panier de ce soir, la superbe saison de Jeanneau clouait le bec à ces soi-disant supporters plus prompts à siffler les Choletais qu’à les encourager.

Jeanneau, Micoud, Stevenson, Dubos, Gautier, Hayes, Miller et E. Girard avaient bien le droit à un tour d’honneur. Après les doutes de début de saison, les critiques, ils venaient de conclure de fort belle manière une nouvelle saison, la 25ème de Cholet Basket. Mais ce championnat et l’Euroligue avaient émoussé les organismes et les forces commençaient à manquer.

CB n’allait d’ailleurs pas défendre sa coupe de France cette saison. Après un premier tour facile à Tourcoing, CB allait s’incliner après prolongation face à l’ASVEL (88.94). Le parcours s’arrêtait en 1/8ème de finale.

La déception passée, il fallait revenir vers le play off.

En quart de finale, Strasbourg allait s'avérer une nouvelle fois être la bête noire des Choletais.

Hors du coup, approximatif, les Choletais s'inclinaient 56-74. Le retour à Strasbourg relevai dès lors de la mission impossible, d'autant que les Alsaciens étaient devenus euphoriques. Malgré la débauche d'énergie de toute l'équipe, CB s'inclinait 79-80.

Strasbourg devenait ainsi le second promu à accéder au dernier carré, après Cholet en 1988. Eh oui, le sot est parfois crue. Mais contrairement à CB en 88, Strasbourg n'atteindra pas la finale où l'ASVEL s'inclinera devant Limoges. Mais le CSP sera rattrapé par son histoire et contraint à l'abandon.

Comme un message, c’est à Limoges, en ouverture de la finale retour du championnat de France que les espoirs, second du championnat derrière l’ASVEL, allaient prendre leur revanche dans le trophée du futur.

CB démontrait ainsi qu’il restait un grand club formateur dans l’hexagone . Le titre de championnat de France cadet venait se rajouter au plaisir des dirigeants, coachs, qui œuvrent à longueur d’année auprès du Centre de Formation. Avec trois purs produits de l’école choletaise à leurs têtes (E. Girard, J. F. Martin, J. Périgois) les équipes choletaises démontraient qu’il restait de belles années à vivre à Cholet Basket. A l’aube des 25 ans de CB. Jeanneau, Gautier, Bardet, Marquis et les autres étaient prêts à prendre la relève de Rigaudeau, Bilba, John, Coqueran, Lauvergne.

99/00 : EUROLIGUE

E. Girard et ses joueurs ont savouré tout l’été le plaisir de la qualification en Euroligue. A l’heure du tirage au sort des poules, l’équipe des Mauges fait vraiment figure de petit Poucet dans cette compétition. Avec le plus petit budget, il sera difficile de rivaliser avec les clubs grecs, italiens ou espagnols. Mais quel que soit le résultat final, ce sont de superbes affiches qui se préparent pour le public de la Meilleraie. Bien sur quelques grincheux ont trouvé à dire que CB n’avait rien à faire dans cette compétition. Mais quelle image aurait donné le club s’il avait refusé une qualification acquise de fort belle manière sur le terrain ?

Les affiches de l’Euroligue sont quand même plus alléchantes que celles de la coupe Saporta ; et les voyages moins périlleux. CB va d’ailleurs tirer le gros lot du tirage au sort. Barcelone, Moscou, Salonique, Trévise font figure d’épouvantails. Belgrade (le bourreau de CB en 97/98) apparaît plus accessible.

Dans cette première phase, les hommes d'E. Girard seront loin d’être ridicule, tenant la dragée haute à Salonique, face à Barcelone et s’imposant à deux reprises face à Belgrade. Bien sur il y eu des dérapages contre Moscou, à Trévise (sous les yeux d’A. Rigaudeau) et face à Salonique. Sans Childress, avec un Micoud convalescent et un Garavaglia boiteux, relevaient du domaine de l’impossible. Pourtant les Choletais en furent tout proche à Barcelone et face à Trévise.

Avec deux victoires en 10 rencontres, CB terminait 5ème de sa poule et allait retrouver pour la seconde phase Ljubjana, le Panathinaïkos Athènes et le Réal Madrid, trois ogres de l’Euroligue, au budget 5 fois supérieur à celui de CB. Mais les affiches ressemblaient plutôt à un gâteau d’anniversaire pour les 25 ans du club. Ces trois équipes étaient déjà venues à la Meilleraie et c’est à un feu d’artifice que les spectateurs assistèrent.

CB frôla la victoire face au Réal Madrid, s’inclinant dans les prolongations après avoir eu la balle de match dans les mains. Pendant quelques secondes, les images du 17 janvier 1989 défilèrent devant les yeux des supporters et des joueurs qui étaient dans les gradins ce jour là. D. Gautier qui assistait à ce match historique (avait 9 ans le 8 janvier 89) a du être inspiré par G. Warner. Avec 26 points, il avait rivalisé avec son illustre aîné.

La plus belle récompense du parcours en Euroligue arriva face au Panathinaïkos Athènes. Les gros (dominateurs de l’Euroligue et grands favoris) arrivaient à Cholet comme des touristes.

Ce manque évident de respect piqua au vif C. Miller et ses équipiers qui donnèrent une leçon de Basket et de politesse à Rogers, Bodigora, Rebracca et compagnie. Eux qui encaissaient 66 points par match depuis le début de la compétition repartaient de la Meilleraie avec un passif de 81 points. C. Miller pouvait lever les bras au ciel et faire se lever la Meilleraie. Cholet quittait l’Euroligue de la plus belle manière. Ce que personne ne savait, c’est que les Choletais venaient de battre le futur champion d’Europe.

Fabien Dubos a une carrière déjà bien remplie, malgré son jeune âge. Néanmoins, il a apporté son expérience en Euroligue, compétition qu’il a connu avec Pau. Et puis Fabien est un vieux routier du championnat. Avant de retourner dans son sud natal, il revient sur une saison, finalement positive pour le club :

"D’un point de vue personnel, je me suis senti assez bien tout au long de la saison. Le coach m’a fait confiance, j’avais du temps de jeu. Au niveau de l’équipe, le début de saison a été difficile. Les critiques extérieures nous ont fait mal. Il y a eu des hauts et des bas toute la saison, mais les 3 défaites de suite du début ont fait mal. C’est pourtant une bonne perf de finir 4ème. D’ailleurs je retiendrai plus cette quatrième place que les play-offs. Contre Strasbourg, L’équipe a raté sur un match et tout le monde était émoussé physiquement. Les plus beaux souvenirs de cette saison resteront les victoires à Limoges et à Pau, mais aussi celle contre le PSG qui donne cette 4ème place. Quant à l’Euroligue, cela a été difficile pour nous même si c’est une bonne expérience. Des voyages en Europe, on ramène toujours des bons souvenirs.

Lors du déplacement contre Belgrade, Aymeric, David et moi-même avons failli ne pas embarquer dans l’avion. Nous discutions, le dos tourné à la porte d’embarquement. Au bout d’un moment, nous avons été surpris en nous retournant de trouver la porte fermée. L’hôtesse présente insistait qu’elle avait répété à trois reprises pour savoir s’il restait ou non des passagers à embarquer. Après plusieurs rebondissements et discussions, nous avons finalement embarqué, tout en nous faisant sermonner par le commandant de bord."