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2013/2014 (PRO A)

1er rang : Antoine Chevrier, Terrell Stoglin, Tyler Brown.

2ème rang : John Cox, Jean-Manuel Sousa (Entraîneur), Kadri Moendadze, Patrick Chiron (Président), Germain Bondu (Préparateur Physique), Yannis Morin, Rudy Jomby, Lamayn Wilson, Claude Marquis, Lamine Kanté, Jim Bilba (Entraîneur Assistant), Vincent Lanyi (Kiné), Thierry Chevrier (Directeur), Steeve Ho You Fat, Justin Burrell.

En médaillon, de gauche à droite : Laurent Buffard (Entraîneur), Eric Chatfield, Anthony Goods, Torey Thomas.

LE MOT DU PRESIDENT

27ème saison consécutive dans l’élite du basket français (Pro A) pour Cholet basket.

Après une saison 2012/2013 de transition avec l’arrivée d’un nouveau coach Jean-Manuel SOUSA, nous fondons beaucoup d’espoirs sur ce millésime 2013/2014.

Le club s’est activé tout l’été :

- Draft de Rudy GOBERT au 1er tour, en 27ème position, le 27 juin à New York

- Accueil au mois de juillet de 606 jeunes (record battu) aux 26èmes Camps Eté

- Recherche et re-signature de partenaires dans une situation économique compliquée Merci à tous ceux qui nous font confiance

- Construction de l’équipe Professionnelle

Equipe nouvelle, équipe complémentaire faite de jeunesse, de dynamisme et d’expérience, et animée par une réelle volonté de réussir.

Après une pré-saison encourageante,

- Vainqueur du Trophée du Golfe à Vannes contre Nanterre, Champion de France en titre

- Finaliste du très relevé Pro Stars à Angers (défaite contre Le Mans, après avoir battu l’ASVEL et le Besiktas Istanbul).

Nous démarrons la saison de la meilleure des manières. Faisons confiance à ce groupe.

Dans un championnat très homogène, nous espérons nous distinguer dans toutes les compétitions et participer aux poules finales : Disneyland Leaders Cup, Play-Offs, Coupe de France et 2ème tour de Coupe d’Europe (Eurochallenge).

Merci à tous nos partenaires, abonnés, supporters et bénévoles pour leur soutien.

Bonne saison à tous.

Allez CB !

Le Président de CB

Patrick CHIRON

CHAMPIONNAT

PHASE ALLER : LE FEU PUIS LA GLACE

L’intersaison 2013 de CB a des traits communs avec celle de 2012. Car à l’instar de la saison précédente, Cholet est contraint de repartir d’une page blanche ou presque, seul Rudy Jomby ayant évolué avec le club des Mauges au cours du dernier exercice (ainsi que l’espoir Yannis Morin). Côté banc, en revanche, pas de changement : Jean-Manuel Sousa demeure aux manettes. Le recrutement choletais, censé redonner une identité choletaise (retours d’Ho You Fat et de Marquis, formés au club), est avant tout une affaire de paris (Stoglin, Brown, Kanté,…). Comme souvent en pré-saison, Cholet n’est pas épargné par les pépins, le grand et intéressant Ryvon Coville (2,06 m) quittant les siens avant même d’avoir foulé le parquet, blessure au genou oblige. CB, malgré la persévérance de Justin Burrell en seconde partie de saison, évoluera sans pivot US d’envergure. Il en paiera parfois les pots cassés. Ajouter à cela quelques ajustements et quelques départs anticipés, à l’instar de Tyler Brown (qui quitte le club dès novembre), et c’est une équipe qui cherche à se rassurer, qui entame sa saison.

Pourtant, en dépit du manque fort légitime d’automatismes, CB démarre pied au plancher, le trio Stoglin-Wilson-Cox (50 points à eux trois) faisant mordre la poussière à Dijon dès l’entame (85-75). Cholet, bien lancé mais pas rassasié, confirme dans la foulée par un succès face au futur champion de France limougeaud, dans le sillage d’un Wilson épatant et d’un Cox concluant. Les victoires devant Le Havre, malgré la blessure de John Cox, puis à Strasbourg, catapultent Cholet dans un fauteuil de leader inattendu mais ronflant. Période faste que ce mois d’octobre où CB bourgeonne et pendant laquelle Marquis récupère ses jambes (et ses épaules) de 20 ans… Mais période qui, hélas, ne durera pas.

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stoglin_liz1240.jpg, par choletbasket

Car novembre, et surtout décembre, vont apporter leur lot de fantômes au-dessus de la Meilleraie, et plus généralement au-dessus de Choletais devenus soudainement méconnaissables (revers à domicile contre Antibes, lanterne rouge, après un long déplacement à Leiden aux Pays-Bas). Des Choletais par ailleurs frappés de malchance, à l’image de la claquette hors la loi du Chalonnais Clint Capela en fin de match en Saône-et-Loire, qui symbolisa une certaine forme d’acharnement sur la bande à Cox (défaite 73-72 à l’ultime seconde). Si CB vengera l’affront plus tard dans la saison, le mal est fait : voilà le club dans la spirale infernale et désormais à portée de fusil de la zone rouge, en dépit de l’arrivée dans les Mauges d’Eric Chatfield, début novembre. Problème là encore : l’Américain débarque à la Meilleraie avec une solide carte de visite (meilleur scoreur de Pro A en 2011-2012), mais sans rythme. Une carence physique qu’il mettra du temps à combler, en dépit d’une expérience qui saute aux yeux. Et le temps, en Pro A, défile.

La suite ? Un long chemin de croix. Une démonstration pourtant peu anticipée d’Edwin Jackson et de l’Asvel à la Meilleraie ont raison du stoïcisme et de la persévérance de Jean-Manuel Sousa. Sans solution, le technicien arrivé un peu plus d’un an plus tôt, est débarqué par un Président Patrick Chiron fort marri et qui aurait évidemment préféré ne pas en passer par là. Un mal pour un bien, sans doute, dont on ne vit pas de suite les effets sur les bords de Moine. Car le chantier qui devait se présenter devant le successeur de l’ancien coach du Havre s’avérait vaste. Devant l’ampleur de la tâche, Laurent Buffard, présent dans les travées de la Meilleraie lors du fiasco devant l’Asvel, apparaît comme l’homme providentiel. Assimilé à certaines des meilleures heures de CB, le Chemillois ne mâche jamais ses mots et s’attelle cette fois à redonner confiance et espoir à un collectif qui n’en avait plus. L’électrochoc est payant puisque CB, revenu injustement, donc, de Chalon avec une défaite quelques semaines plus tôt, venge l’affront de belle manière (87-84) lors du « baptême du feu » de son nouveau coach en Bourgogne. Électrochoc, certes, mais trop chétif pour que l’on puisse encore qualifier l’élan de nouveau départ : CB redescend sur terre, trois jours après son succès plein de panache. Ballottés à Nancy (87-60), CB et son nouveau chef d’orchestre ont au moins le mérite de mettre des mots sur les maux et de poser les jalons de l’important chantier à venir. Son nom ? La défense. CB, de nombreuses fois touché, presque coulé par instants, tient dès lors son leitmotiv pour le printemps.

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spobuffard2el.jpg, par choletbasket

PHASE RETOUR : EN DENTS DE SCIE

Réaction, exemplarité, investissement : tels sont les mots-clés du credo fixé par Laurent Buffard pour la seconde partie d’une saison jusqu’ici compliquée. Le Chemillois est à la tête d’une équipe qui tousse, certes, mais qui demeure encore à distance raisonnable de la zone rouge (CB est alors 13ème, avec 3 victoires d’avance sur Antibes) avant d’entamer le marathon de février (7 matches en 25 jours). Néanmoins, il devient urgent de panser les plaies les plus béantes. Car Cholet est encore légitimement en droit de regarder vers le haut. Ce qu’il fera, sans y parvenir, malheureusement.

Finalement, c’est devant Orléans que Cholet, qui n’avait plus gagné en championnat depuis un mois (et ne s’était plus montré maître à domicile depuis deux mois et demi), montre des signes explicites de mieux-être (78-69). Devant les joueurs du Loiret, les antidotes choletais se nomment John Cox, auteur de 12 des 21 points des siens dans le dernier quart-temps, et Torey Thomas (12 pts à 4/6, 6 rebonds, 4 passes). Arrivé quelques semaines plus tôt sur les bords de Moine, le meneur de poche, auteur d’une pige remarquée au Mans et alternant jusqu’ici le bon et le moins bon, joue cette fois les tubes de vitamines. Cette voie, hélas, les Choletais ne sauront la suivre dans l’immédiat (revers à Nanterre).

Là est le résumé de cette seconde partie de saison : CB, qui affichera à de nombreuses reprises un visage intéressant à domicile (5 victoires en 7 matches), ne saura rééditer hors de ses bases. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en deuxième phase, les Maugeois ne s’imposeront qu’à une seule reprise à l’extérieur. Ce sera à Antibes, au terme d’un match maîtrisé de bout en bout (63-95) et qui assura le maintien en Pro A. Autre exemple ? Le 22 février, devant Strasbourg, les Choletais sortent leurs meilleurs arguments. Adresse de feu (24-2 après 6 petites minutes !), défense de fer : voilà le club des Mauges sur orbite, au terme d’une rencontre qui rapprocha considérablement la Meilleraie de ses protégés. Mais, amorcée, la fusée CB ne décollera pas, huit jours plus tard, lors du derby manceau (défaite 82-73). Encore une preuve ? La correction infligée à Roanne, dans le sillage d’un Lamayn Wilson survolté (29 pts, 6/8 à 3 pts) ne fera pas de petits à Dijon (86-70). De fait, le rêve des playoffs s’éloigne inexorablement, même si la bande à Buffard fait rapidement le nécessaire pour s’assurer d’une 28ème saison parmi l’élite.

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spochatfield2el.jpg, par choletbasket

Un certain Anthony Goods l’y aidera grandement. L’élégant américain débarque dans les Mauges, fin janvier, pour densifier le secteur du tir extérieur, venant ainsi épauler Rudy Jomby et Lamayn Wilson, entre autres (Lamine Kanté quitte le club début avril). Régulier et apte à se créer son propre shoot, même devant une forte opposition, l’ancien joueur de l’Hapoel Tel-Aviv tira souvent les siens vers le haut, à Antibes notamment. Mention «  bien », également, pour un certain Justin Burrell, bien plus à l’aise en fin de saison qu’il ne le fut à son entame. L’histoire d’une transition Pro B/Pro A à assurer, pour l’ancien de Chalons-Reims. Qu’importe, celui qui poursuit désormais sa route au Japon aura densifié la raquette choletaise à compter du mois de mars, à l’image de ce dunk de mammouth asséné sur les flancs d’une défense de Nancy aux abois, lors du dernier match à domicile (victoire 83-78). Certainement la meilleure copie rendue par le pivot texan (17 points, 8 rebonds, 5 fautes provoquées)

Mieux huilé, mieux drivé aussi, c’est finalement l’ensemble du collectif choletais qui aura tout de même livré une copie printanière plus colorée que celle, blanchâtre, de l’hiver. Symbole du mieux-être : la Meilleraie est redevenue place forte en 2014. De quoi entrevoir la saison à venir avec sérénité, envie et passion. 2013/2014 est morte, vive 2014/2015 !

COUPE DE FRANCE

TROP VITE COUPÉ !

En Coupe de France plus qu’ailleurs, l’appétit vient le plus souvent en mangeant. Pour CB, le petit creux a pris forme du côté d’Orthez, deux jours seulement après un net revers en championnat dans le Béarn. Laurent Buffard souhaitait de l’orgueil et de la fierté ? Le coach maugeois fut exhaussé, bien aidé en cela par une paire de pivot (Marquis-Burrell) dans le coup, et par le dessein collectif de faire les efforts en défense. Bref, la victoire s’imposait (71-58), et elle va accoucher d’un objectif moteur pour la fin de saison : aller le plus loin possible dans la compétition, car voir Bercy (que CB a déjà conquis en 1998, 1999 et 2010) ne peut se refuser.

Malheureusement, le rêve de CB tournera court. Une fin de match mal négociée devant Roanne, en huitième de finale, fauche les Choletais au seuil des quarts (74-79). Pourtant, Wilson (14 pts), Burrell (14 pts) et Jomby (13 pts) avaient fait le plus dur, en virant nettement en tête à la pause (44-33, 20’) à la Meilleraie. Rageant…

EUROCHALLENGE

PHASE REGULIERE

05/11/13 Kataja – Cholet Basket (76-70) : Cueilli à froid

CB, qui ne dispose que de peu d’informations sur son adversaire du jour (à la différence de celui-ci), subit d’entrée le rythme local.  Un deuxième quart-temps mal maîtrisé (22-9) met Cholet dans une mauvaise posture au retour des vestiaires (48-28, 21’). Réaction il y aura, mais ni Stoglin (17 pts, 5 passes) ni Marquis (14 pts, 6 fautes provoquées) ne sauront remettre totalement la machine choletaise sur de bons rails. Pénalisé par les éliminations de ses deux postes 4 (Ho You Fat et Wilson), CB démarre son road-trip européen par une défaite.

13/11/13 Cholet Basket – ZZ Leiden (74-52) : Sans forcer

Pour sa première européenne à domicile, CB n’eut pas à forcer son talent. Depuis la touche, John Cox, blessé à un doigt, vit rapidement les siens prendre le dessus, sans coup férir (24-13, 10’ puis 36-18, 16’). L’adresse famélique et le rythme pâlichon présentés par les Bataves n’incitèrent certes pas les Choletais à enfiler totalement le bleu de chauffe. Mais ceux-ci eurent tout le même le mérite de rendre une copie honnête, dans le sillage d’Eric Chatfield, fraîchement débarqué, qui mania la mène avec dextérité (13 points, 4 passes, 4 rebonds). Le banc participa au défilé choletais, ménageant ainsi les cadres alors que le calendrier hivernal se densifie. De bon augure, après le revers inaugural en Finlande.

26/11/13 Bakken Bears Aarhus – Cholet Basket (66-68) : Et Wilson claqua…

Des Danois invaincus depuis le début de saison, un froid de canard mais une salle bouillante : voilà pour le décor d’un déplacement présentant tous les contours d’un guet-apens. Menant d‘abord grand train (27-37, 19’), la machine choletaise se grippa dangereusement à l’entame d’un money-time brûlant (62-56, 36’). Mais la maîtrise et la fraîcheur étaient bien choletaises. Sans céder à la pression, Cholet vit d’abord Stoglin égaliser dans la dernière minute (66-66), puis Wilson délivrer une claquette salvatrice, après un énorme rebond offensif de l’Américain. Ouf !

03/12/13 Cholet Basket – Kataja (70-69) : Last 16 en vue

A croire que le retard à l’allumage des Choletais en Finlande, lors du match aller, était resté dans les esprits. Oui, Cholet peina encore à passer la première (9-12, 10’) mais Cholet pansa par la suite les plaies qui démangent en championnat, où le rideau défensif s’étiole depuis quelques semaines. Meilleure défense d’Eurochallenge, le collectif des Mauges marque cette fois les esprits par sa capacité à faire front devant des Scandinaves très disciplinés. Stoglin puis Wilson, les artilleurs maisons, firent le reste au cours d’un nouveau dénouement à suspens (65-65, 38’). Les Choletais ont un pied au Last 16.

10/12/13 ZZ Leiden – Cholet Basket (67-75) : Qualifiés !

Malgré le sort joué aux intérieurs de CB (Marquis, Burrell, Morin), très vite handicapés par les fautes, Cholet surnagea à distance du cercle (67 points sur 75 inscrits par les extérieurs !), et ce en dépit de l’absence de Ho You Fat et de Chatfield. Surtout, il mit sous l’éteignoir les gabarits bataves, malgré l’activité de Duinker. L’affaire fut moins rapidement pliée qu’à l’aller, mais les Choletais quittèrent la terre néerlandaise avec l’essentiel en poche : la qualification. De quoi aborder le dernier rendez-vous de la phase régulière avec sérénité.

17/12/13 Cholet Basket – Bakken Bears (84-67) : En roue libre !

Meurtri par la défaite cuisante devant Antibes trois jours plus tôt, Cholet assure, se rassure et se paye même le luxe d’offrir un temps de jeu (bonifié) à ses jeunes pousses en éclosion (dont Chevrier et Moendadze). Dans ce registre, Yannis Morin détonne (8 points et trois dunks pour le leader de l’équipe Espoirs) et offre un vent de fraîcheur aux siens, malgré une fin d’année 2013 qui s’avèrera douloureuse. Qu’importe : ce qui est pris est pris. Leader incontesté du groupe G (5 victoires, 1 défaite), CB fonce vers le Top 16. Le couteau entre les dents.

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jomby_dsc_0104.jpg, par choletbasket

LAST 16

14/01/14 Novo Mesto – Cholet Basket (80-63) : CB a côté de son basket

En difficulté en championnat, CB compte sur les rendez-vous européens pour retrouver confiance et consistance. Mission vite avortée en Slovénie. Si Cox et consorts maintiennent d’abord le contact (33-27, 18’), un gros trou d’air au retour des vestiaires sonne le glas des espoirs de succès. Émoussé, désarticulé, le collectif des Mauges démarre par conséquent son Last 16 par un revers…qui eut le mérite de ressouder le groupe et de pointer les carences. L’arrivée d’un poste 1 de métier, susceptible de suppléer Eric Chatfield, au rendement encore en dents de scie, semble indispensable. Patience, ça arrive…

21/01/14 : Cholet Basket –Reggio Emilia (81-78) : Signé Thomas !

Il y avait matière à prendre froid. Devant la star Cinciarini, il y avait effectivement matière à s’enrhumer. Et pourtant, que la soirée fut torride ! A tout point de vue. Terrell Stoglin introuvable avant la rencontre, CB qui tient la marée, et en définitive, Torey Thomas qui prend feu pour donner in extremis la victoire aux siens : voilà pour une soirée qui restera dans les annales. Avec trois entraînements dans les jambes, le nouveau meneur de poche de CB enflamma le rideau défensif italien (22 points, 6 rebonds). Suffisant pour rafler la mise, pour remettre les Choletais dans le droit chemin, et pour faire monter le volume dans la Meilleraie.

29/01/14 Cholet Basket – Szolnoki Olaj (70-85) : Ereintés…

E-pui-sées ! S’il est un qualificatif qui collait aux mines des Choletais dans le vestiaire en aval de ce combat face aux Hongrois, c’est bien celui-ci. Car CB vient de clore son troisième match en cinq jours et a déjà usé du jus depuis octobre. Évidemment, la chose s’est vue sur le terrain. Face à un tel manque d’essence dans le moteur, impossible de façonner des plans sur la comète. Lorant et les Hongrois, plus académiques que spectaculaires, firent boire le calice jusqu’à la lie à des Choletais dont il manquait l’essentiel en Eurochallenge : de la fraîcheur, de l’envie. La qualification, dès lors, se complique.

11/02/14 : Cholet Basket-Novo Mesto (88-93)

Dire que Cholet tenait fermement son destin entre les mains pour une éventuelle qualification en quarts de finale relèverait sans doute de l’exagération. Pourtant, CB y a cru. Irréprochables pendant trois quart-temps (57-40, 26’), les Choletais ont ensuite courbé dangereusement l’échine, multiplié les offrandes, avant de carrément plier dans un money-time des plus houleux (le Slovène Lapornik fut exclu après un tête-à-tête au sens propre avec l’un des trois arbitres…). Rageant, même si l’esquisse d’un mieux-être fut entrevu, et d’autant plus dommageable que le club des Mauges tire un trait quasi définitif sur les quarts.

18/02/14 : Reggio-Emilia – Cholet Basket (82-65)

L’espoir était mince, il est devenu caduque en Italie où Laurent Buffard fit le pari légitime d’ouvrir son banc et de faire profiter les jeunes. Mention «  bien », ainsi, pour un Yannis Morin prenant des épaules (12 pts). Le reste ? Trop de pertes de balles et un nombre important de lancers-francs manqués, et ce rédhibitoire 16-0 (51-53, 28e, puis 67-53, 32ème), qui fit son effet. Nouveau coup dur pour CB, quelques jours seulement après une élimination en Coupe de France, devant Roanne, alors même que le staff et les joueurs en avaient fait un objectif attractif de fin de saison.

 25/02/14 : Szolnoki Olaj – Cholet Basket (74-67)

Le dénouement du road-trip choletais en Eurochallenge ne connut pas l’issue favorable souhaitée. Pourtant, les Choletais ont fait le travail jusqu’au bout, animés par l’envie de sortir la tête haute. C’est en palliant le manque d’adresse (le premier primé fut inscrit par Chatfield à la 31’) qu’Ho You Fat (11 pts, 6 rebonds en 23’) et les Choletais se donnèrent les moyens de croire un temps au hold-up parfait (72-69, 39’). En vain : l’aventure choletaise en Eurochallenge s’arrête là.

RECOMPENSES INDIVIDUELLES

John Cox, le sens des responsabilités

Au moment de faire le bilan et de saluer les meilleurs élèves d’une saison, il y a les statistiques, bien sûr. En ce qui concerne John Cox, pas de problème : l’américano-vénézuélien aura pleinement endossé son rôle de leader technique et offensif (14.6 points, 3.8 rebonds pour 14.4 d'évaluation en 33 minutes de jeu). Mais il y a aussi l’après, le vestiaire, les discours, la proximité avec la presse, les supporters... Là-dessus, le cousin d’un certain Kobe Bryant aura démontré un louable sens des responsabilités, y compris dans les moments rudes. Les deux éléments valent au numéro 8 de CB le titre de MVP choletais de la saison, accordé par les supporters du club. Quelques cartons offensifs (26 unités contre Roanne, 36 au Havre) viennent par ailleurs confirmer le tableau général de Cox, qui se hisse par la même occasion dans le top 15 des meilleures moyennes d’évaluation par match.

Lamayn Wilson (12.5 pts, 5,1 pts), auteur également d’une bonne saison, aura quant à lui, eu la chance d’être sélectionné pour le traditionnel All-Star Game, compilant 9 unités, 2 rebonds et 2 interceptions en 19 minutes pour l’occasion.