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2014/2015 (PRO A)

1er rang : Thierry Chevrier (Directeur), Jérôme Navier (Entraîneur Assistant), Kadri Moendadze (23), Paul Delaney III (21), Fano Boutet (Intendant), Jonathan Rousselle (8), Cedrick Banks (34), Laurent Buffard (Entraîneur), Patrick Chiron (Président).

2ème rang : Germain Bondu (Préparateur Physique), Rudy Jomby (6), Chris Oliver (5), Yannis Morin (35), Nicolas De Jong (18), Nick Minnerath (41), Zachery Peacock (15), Antoine Métaireau (Kiné), Régis Boissié (Entraîneur Assistant).

En médaillon, de gauche à droite : Devoe Joseph, Kevin Jones, Kim English, Michael Wright, Romuald Morency, Antoine Chevrier.

LE MOT DU PRESIDENT

Cholet Basket entame sa 28ème saison dans l’élite du basket français (Pro A). Le staff et l’équipe ont été renouvelés à 80%, nouvelle équipe, nouvelle ère…

Ce nouveau groupe a fait une préparation sérieuse et sereine, ponctuée par une victoire au Trophée Sarthe Pays de la Loire (Sablé sur Sarthe).

Le championnat de France sera très relevé, avec des clubs au budget élevé et aux ambitions importantes (Limoges, Strasbourg, Paris-Levallois, Asvel Lyon-Villeurbanne…), mais nous espérons tirer notre épingle du jeu et participer à la Leaders Cup et aux Playoffs.

Parallèlement au sportif, Cholet Basket a répondu au Cahier des Charges de la LNB pour obtenir le Label Club récompensant les meilleurs clubs. CB a obtenu le Label Argent (aucun club n’ayant reçu le Label Or) et fait partie des meilleurs clubs français en terme de structure et d’organisation. CB est premier au ranking.

Maintenant, nous attendons que le groupe de Laurent BUFFARD nous fasse plaisir, nous fasse rêver.

Vous êtes nombreux à nous encourager et nous soutenir, un grand merci à vous tous pour votre fidélité.

Bonne saison à tous.

Allez CB !

Le Président de CB

Patrick CHIRON

CHAMPIONNAT

PHASE ALLER : DES BONS COUPS, DES COUPS DURS

Retrouver des couleurs, et si possible celle des playoffs. Point besoin de longs discours pour résumer le dessein de CB à l'aube de la saison 2014-15. Sur le papier, la chose est faisable, l'effectif de ce CB nouvelle version étant globalement marqué du sceau de l'homogénéité. L'expérience d'un Banks, les envolées magnifiques d'un Minnerath, le sens de la passe d'un Delaney, la densité physique de Peacock, la générosité d'un Rousselle, la progression annoncée d'un De Jong : tels sont les atouts maugeois présentés sur la table.

CB rit, Le Mans pleure

L'histoire commence par une bonne impression originelle, et par la satisfaction d'une Meilleraie d'abord conquise. Dès l'ouverture, la première victime choletaise s'appelle Dijon, pourtant pas né de la dernière pluie et qui, plus tard dans la saison, s’avérera être un client de premier choix dans la course aux playoffs. Les premiers « héros » de CB se nomment Nick Minnerath et Zachery Peacock, dans l'allure dès la sortie des starting-blocks. Bref, ce CB-là est loin d'être mal né, même si deux revers logiques à Villeurbanne et devant Nanterre, lui rappellent qu'en Pro A, la vérité d'un jour n'est pas toujours celle du lendemain. Trop forte (88-77), la JSF vint faire admirer son basket léché et sa capacité à rebondir (41 rebonds à 18 pour la JSF) dans une Meilleraie pas affolée pour autant.

C'est que le meilleur n'était pas si loin. Et le rebond, lors de la venue de Gravelines, sera bel et bien choletais. L'issue heureuse n'était pas écrite d'emblée. Son dénouement, CB est allé l'écrire à l'encre pure, avec les tripes, dans le sillage d'une entrée bienvenue de Yannis Morin (7 points en 13 minutes), et libéré par une claquette éclatante de Delaney. In extremis (74-73). Un feu de paille ? Non, puisque dans la continuité de ce fait d'arme où CB montra qu'il avait d'abord un gros cœur et une sacrée gnaque, il s'en alla marquer les esprits et capitaliser au Mans, devant un MSB mal armé, pas encore réveillé, et impuissant face à un Cholet des grands soirs.

Un derby et CB tutoya donc les cimes, bien aidé en cela par une paire Banks (8 passes)-Minnerath (26 points) qui prit un malin plaisir à allier l'utile au très agréable. La double ration de alley-hoop de la paire US, dans le 2e quart-temps, fit comprendre à tous que Cholet, alors cinquième de Pro A, demeurait alors l'empêcheur de tourner en rond. Dans la Sarthe, CB a donc séduit (82-61) et, fait nouveau, a misé à raison sur une alternance intérieur-extérieur qu'on ne lui soupçonnait pas encore. «  On ne vit et on ne meurt plus par le trois points », abonda Laurent Buffard, dans les travées attristées d'Antarès. Hélas, de ce point de vue-là en tout cas, l'effet charme ne durera qu'un temps.

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_liz2254.jpg, par choletbasket

Banks, la tuile

En réalité, le mérite choletais, en phase aller, consista à prendre ce qui pouvait (et devait) être pris. Boulogne, Bourg et Le Havre sont tombés, pas Strasbourg, ni Limoges, ni même Pau. Dans le Béarn, CB aura également souffert des approximations arbitrales, autant que par son incapacité à finir un travail pourtant bien entamé. Mais d'une manière générale, CB peine à s'exporter et à s'offrir un cador. Et quand, en novembre, il voit le talon de Cedrick Banks se dérober devant Chalon, on comprend vite que l'imminence de l'hiver pourrait être synonyme d'un sérieux coup de tabac sur les Mauges. Sans son gouvernail (« notre maître à jouer », dira même Laurent Buffard), Cholet va essuyer la tempête. Des ratés et des carences que Kim English (9,4 points ; 3,6 passes en 5 matches), le pigiste médical de l'arrière US, ne saura qu'en partie compenser. De fait, CB manque d'un ingrédient, ce qui ne pourrait pour autant totalement résumer la dégringolade en règle que fut celle des Choletais à Rouen (99-68), où seul le banc surnagea.

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b24112014pa02_0173.jpg, par choletbasket

Minnerath – Peacock, le coup de trop

On a coutume de dire qu'un malheur n'arrive jamais seul. La Meilleraie peut en témoigner. Alors qu'elle ronronne, à quelques heures de la réception d'un Paris, laquelle doit permettre à CB de repartir du bon pied, le ton est monté, des gestes ont fusé, les poings ont agi. Nick Minnerath et Zachery Peacock en sont venus aux mains, lors d'une banale séance d’entraînement. Un grain de sable a suffi à faire dérailler la machine. Un élément de tension quotidienne a pris l'ampleur qu'il n'aurait jamais dû prendre. L'erreur de Peacock ne sera jamais pardonnée. À raison, les dirigeants choletais ont fait le choix qui s'imposait : la mise à pied de Peacock symbolisera pourtant les carences intérieures de CB. Dès la réception tronquée de Paris. Et, faute de remplaçant digne de ce nom dans l'immédiat, pour de longues semaines encore. À mi-chemin, l'urgence n'est clairement pas de mise. Mais Cholet, alors 14e, avait rêvé mieux.

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_liz5563.jpg, par choletbasket

PHASE RETOUR : AVEC JONES, CB A MURI

À la trêve, le plus dur est-il derrière CB ? Clairement non. Amputé malgré elle de Peacock, la bande à Laurent Buffard est soudain mise à l'épreuve. Mais c'est un fait : son équilibre est fragile, précaire. Comment faire tenir le squelette ? À cette question qui gagne en urgence et en densité au fil des semaines, les dirigeants choletais vont répondre avec leurs moyens. Sur le papier, le CV de Michael Wright (grand artisan de la présence de Pau lors du Top 16 de l'Euroleague en 2006-07) incite à l'optimisme et plaide amplement pour l'intéressé. Si CB pense un temps avoir comblé ses carences intérieures (plutôt bien atténuées par l'éclosion progressive de Nicolas De Jong), du fait de l'arrivée du pivot américain, il va rapidement déchanter, et dans les grandes largeurs. Le poids des âges a métamorphosé l'ancien Palois. En mal, hélas. Trois matches disputés, un apport famélique (1,7 point ; 2 rebonds en 11 minutes) : clairement, Wright s’avéra être une mauvaise pioche. Sa tour de contrôle hors de forme, c'est tout Cholet qui chancelle. L'aventure de l'Américain dans les Mauges tournera donc à l'aigre.

Avec Jones, Cholet s'exporte

Parallèlement, Cholet, dangereusement, creuse son trou. Valeureux devant Le Mans, jusqu'au panier au buzzer d'Ewing (83-85), inquiétant à Nanterre (84-71), CB maintient encore ses distances avec la zone rouge, à défaut de s'en éloigner de manière inéluctable. De toutes les manières, l'urgence guette et le mal-être connaît ses symptômes. En manque d'alternance, largué dans le registre décisif du rebond, CB se doit de densifier sa raquette. Et vite. Pour suivre la cadence d'une Pro A qui n'attend jamais ceux qui boitillent, le club des Mauges mise finalement sur le pedigree d'un certain Kevin Jones. Un nouveau pari en apparence, un renfort de choix en réalité. Fait marquant et tranchant comparé au fiasco Wright : l'ancien joueur de Cleveland débarque dans la force de l'âge, et nanti d'une grosse poignée de matches NBA et d'une grosse saison aux Philippines. S'il ne cache pas son vrai dessein (« retrouver la NBA au plus vite »), à la veille de faire ses débuts à la Meilleraie devant Strasbourg, le pivot US n'en va pas moins métamorphoser la maison choletaise, désormais taillée pour « faire des coups » et embellir la fin de saison. D'autant que l'absence de Cedrick Banks, n'est plus qu'un lointain souvenir… Sur le papier, voilà Cholet guéri, sacrément vitaminé.

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_liz7251.jpg, par choletbasket

Trop juste à l'heure de taquiner la SIG (52-67), CB tient son électrochoc du côté de Dijon. Empêtré, malmené, Cholet n'en va pas moins trouver des ressources insoupçonnées pour faire bégayer la JDA. D'abord discret, Kevin Jones (21 points, 11 rebonds) se mua ensuite en grand artisan d'un succès mérité et bienvenu (70-68). La fin d'une disette de deux mois pour un CB enfin rasséréné, et désormais armé. Pour témoin, ce nouveau succès à Orléans (79-72), lequel scelle encore un peu plus le renouveau choletais. À la baguette, un Jones triomphant (20 points), un Morin épatant (19 points en 22 minutes). Voilà pour la recette d'un Cholet renversant (pour témoin, ce 25-2 asséné aux Orléanais…), qui scelle peu à peu un nouveau maintien en Pro A. L'essentiel est sauf.

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dsc_3341.jpg, par choletbasket

L'Asvel, le baroud d'honneur

Se satisfaire de l'embellie ? Oui. Mais la vérité d'un jour n'est pas encore celle du lendemain. Relancée, - CB peut encore croire aux playoffs -, la bande à Laurent Buffard sait aussi déchanter (revers à Gravelines, 90-71). Objectivement, chacun comprend que la fin de saison sera d'abord une affaire de bons coups à aller chercher, et de quelques gros cous à martyriser. À La Meilleraie, Limoges plia, mais ne rompit pas, quand CB s'en alla confirmer ses bonnes jambes à Paris, au terme d'une prestation offensive remarquable et remarquée (96-88). La cerise, la vraie, prend la forme d'un succès héroïque devant Villeurbanne, dans une Meilleraie aussi bruyante qu'à ses meilleures heures. Animés par l'envie d'offrir un succès de prestige « à ce public exceptionnel » (dixit Jonathan Rousselle), Joseph (13 points), Minnerath (13 points, 7 rebonds) et Jones (10 points, 6 rebonds, 4 passes), encore, firent des ravages. Le baroud d'honneur des acteurs mérita bien la standing ovation d'une Meilleraie ravie, retrouvée. «  Dommage que la saison touche à sa fin », lâcha même Jonathan Rousselle, conscient des bonnes jambes des siens. Hélas, des têtes partirent soudain en vacances. Assuré de son maintien, CB lâcha la bride et l'affaire à Bourg, d'abord, puis plus honteusement à Boulogne, ensuite (103-79). Là est sans doute le résumé d'une saison, on l'aura compris, en dents de scie. Où CB alterna le bon et beaucoup moins bon. Pas aidé par les pépins en tout genre, il eut néanmoins le mérite de répondre aux stimuli de l'orgueil. C'est déjà cela. Même si… Car si l'essentiel est sauf (cette saison, Cholet vivra sa 29e saison au sein de l'élite), le parfum d'inachevé est tenace. Vivement demain...

COUPE DE FRANCE

COGNAC DEGUSTE, LIMOGES ARROSE

Cholet et la Coupe de France ? C'est une vieille et belle histoire, laquelle s'est souvent bien terminée pour CB (vainqueur en 1997 et 1998). CB n’est pas malheureux de croiser les modestes Cognacais au premier tour de cette nouvelle édition. Car en début de saison, un match officiel permet à chacun de s'étalonner et au collectif de trouver la bonne carburation. En Charente, Bercy est encore loin, mais Cholet démarra au quart de tour, animé d'une jolie adresse (64%), mais surtout, d'un turn-over offensif plaisant (7 joueurs au-dessus des 10 points). L'idéal pour assurer, pour rassurer, pour lancer la machine, d'autant qu'à la mi-temps, la messe était dite (64-43), dans le sillage d'un Yannis Morin convaincant (15 points et 4 fautes provoquées), entre autres. Suffisant pour Laurent Buffard, habile à mettre les minots Antoine Chevrier et Romuald Morency sur le parquet. À Cognac, le champagne s'est partagé à onze.

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_mat7972_bd.jpg, par choletbasket

La première aisément enclenchée, ne restait plus qu'à enquiller la seconde. Or, là, c'est un sacré morceau qui s'est présenté sur la table choletaise, en la personne du Champion en titre limougeaud. Un sacré tirage pour CB, et des souvenirs pas franchement roses pour Cedrick Banks, grisé par son passage au CSP, entre 2009 et 2011. Sans démériter, Cholet va logiquement chuter, après avoir toussé dès l'entame (16-2, 5', puis 22-8, 10'). Même si ce Cholet eut aussi du cœur pour recoller peu avant le money-time (51-44, 30'). Hélas, Moerman surnagea (14 points, 5 rebonds et 3 passes) quand Cholet hypothéqua bien souvent ses opportunités (16 ballons perdus). Et le CSP arrosa à bon escient (9/18 à trois points), quand CB força un poil dans le même registre (5/19). Et quand le CSP arrose, la coupe est hélas pleine...

RECOMPENSES INDIVIDUELLES

MINNERATH PLEBISCITÉ

La saison terminée, c'est l'heure du flash-back et des bouquets fleuris. Avec, en toile de fond, une question majeure : qui restera dans les mémoires comme étant l'homme clé, la révélation, et éventuellement la confirmation de la saison écoulée ? En matière de distinctions et de récompenses, 2014-2015 ne constituera certes pas le meilleur cru choletais, mais CB continue d'être représenté sur certains des plus beaux tableaux. En premier lieu desquels figure le sacro-saint All-Star Game. Une fête du basket à laquelle Zachery Peacock aura pris part. Avec raison, puisque l'intérieur choletais avait grandement contribué à faire de CB la bonne surprise de l'entame du championnat. Au zénith de Paris, l'Américain n'aura certes su éviter la victoire de la sélection française. Même nanti d'un temps de jeu modeste (16 minutes), le pivot de CB aura su tirer son épingle du jeu (7 points, 2 rebonds et 2 passes). Une récompense méritée pour celui qui découvrait alors la Pro A. Hélas, la suite sera plus… dérangeante. Pour la raison que l'on sait.

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dsc_3535.jpg, par choletbasket

Minnerath, MVP automne-hiver

Mais celui qui sait marquer les esprits est aussi celui qui sait durer. En la matière, Nick Minnerath a séduit. Un Minnerath époustouflant lors de la superbe victoire de CB au Mans (28 points à 3/4 à trois points, 6 fautes provoquées en 30 minutes), voilà qui méritait bien de rafler, et haut la main les suffrages des supporters choletais pour octobre. Un Minnerath convaincant lors du réveil choletais face à Orléans (14 points, 6 rebonds, 3 passes), voilà qui devait amplement suffire pour renouveler le titre de MPV, en décembre. Un Minnerath surnageant à Nanterre (23 points et 11 rebonds), alors que CB traverse le désert, ça justifia le même résultat en février. En enfin, un Minnerath libéré (16 points, 10 rebonds), tout comme CB, devant Nancy, histoire de finir en beauté un mois d'avril à demi ensoleillé pour CB. On l'aura donc saisi : l'Américain n'a pas volé son titre de MVP choletais de la saison, acquis haut la main (63 % des suffrages).