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2015/2016 (PRO A)

1er rang : Sylvain Delorme (Entraîneur Assistant), Johan Clet (32), DaShaun Wood (5), Trevon Hughes (3), Jonathan Rousselle (8), Kadri Moendadze (23), Rudy Jomby (6), Jérôme Navier (Entraîneur).

2ème rang : Régis Boissié (Entraîneur Assistant), Romain Palussière (Préparateur Physique), Thierry Chevrier (Directeur), Darel Poirier (16), Nicolas De Jong (18), Stephen Brun (15), Junior Mbida (92), Didier Barré (Président), Antoine http://www.cholet-basket.com/joueur/regis-boissieMétaireau (Kiné), Fano Boutet (Intendant).

3ème rang : Joe Trapani (17), JP Prince (30), Antoine Chevrier (5), Murphey Holloway (31).

En médaillon, de gauche à droite : Patrick Chiron (Président), Laurent Buffard (Entraîneur), Ronell Taylor, Ywen Smock, Anthony Goods, Qyntel Woods.

LE MOT DU PRESIDENT

En juin 2015, nous avons fêté les 40 ans de Cholet Basket (le 30 mai et le 18 juin). Créé le 18 juin 1975 par Michel LÉGER, le club a gravi tous les échelons porté par une équipe dirigeante motivée, des supporters fidèles et des joueurs talentueux, pour être en N1 (ProA actuelle) en 1987.

Depuis 1987 (29e saison), CB est dans l’élite du basket français. Petit à petit le club s’est structuré pour être aujourd’hui labellisé (Label Argent), parmi les meilleurs clubs français.

La Formation est aussi au cœur de nos préoccupations. Le 31 mai 2015, les U18 sont devenus Champions de France lors du Final Four organisé à la Meilleraie, conjointement avec le Trophée du Futur. CB est un des meilleurs Centre de Formation de France : 1/3 de l’Équipe de France (4 sur 12) est composé de joueurs formés à Cholet, des joueurs que nous ne pouvons malheureusement pas garder et qui évoluent pour la plupart à l’étranger.

La concurrence est de plus en plus vive avec des clubs installés dans des grosses agglomérations. CB fait aujourd’hui office de petit poucet dans le paysage du basket français, mais grâce à vous : Partenaires, Abonnés, Supporters, Bénévoles… nous allons résister. Notre volonté et nos ambitions sont intactes.

Notre objectif reste les play-offs et jouer les perturbateurs. Faisons confiance à notre équipe sportive, joueurs et staff, pour nous faire vivre de bons moments à la Meilleraie et nous faire plaisir.

Venez nombreux nous encourager !

Allez CB !

Le Président de CB

Patrick CHIRON

Lors du Conseil d’Administration de Cholet Basket du 21 décembre 2015, Patrick CHIRON a remis sa démission de Président au CA.

CHAMPIONNAT

PHASE ALLER : Du Cholet d'abord brut, puis coupé net

Une préparation mi-figue, mi-raisin, surtout garnie de pépins malvenus (Woods, Brun, Smock...), de retours inattendus (celui de Rudy Jomby, en l'occurrence), et de quelques incertitudes : voilà pour le synopsis de la saison choletaise, à l'aube d'attaquer un énième épisode de Pro A. Pour CB, un peu trop abonné aux bas-fonds lors des derniers exercices, la route est pourtant connue, car balisée par les notions de redressement, d'orgueil retrouvé et si possible, d'issue positive. L'entame du périple choletais fait face à ce qui s’apparentera, plus tard dans la saison, à une très grosse cylindrée. Or, en débarquant dans les Mauges, Chalon et ses chevaux ne sont pas encore totalement lancés, ni échauffés. À la bonne heure ! Car Cholet va savoir joliment en profiter. Dans un match tendu au possible (54-55, 29', puis 72-73, 36'), CB dut d'abord copieusement essuyer l'insolente réussite à distance (5/7 à trois points) d'un certain Ilian Evtimov (tiens, tiens…). Il eut aussi les nerfs suffisamment solides pour recoller, à l'aube d'un money-time invivable. À 14 secondes du terme, un caviar de Jomby, sur contre-attaque, envoya Holloway écraser littéralement le cercle. Résultat : une Meilleraie qui exulte (déjà) et un Cholet qui ne cale pas en première (victoire 75-73).

Pau, et ça dégringole !

Là où CB fit fort, c'est qu'il eut immédiatement de la suite dans les idées, en allant faire valoir ses bonnes intentions originelles sur le parquet… du futur Champion de France ! Là encore, il ne s'est pas encore agi d'une Asvel aux petits oignons. Mais Cholet, porté par un bon Anthony Goods (16 points) et par un Trevon Hughes en mode assassin, refit le coup du final hitchcockien mis à profit. L'Astroballe s'en souvient encore (victoire 58-57).

Hélas, Cholet aussi ! Car le succès au contact des futurs sommets, dans le Rhône, va engendrer la chute libre, sans filet, et réveiller les vieux démons du côté de la Meilleraie. Tout commença par un revers sans rougir, devant un Pau venu faire éclater les certitudes choletaises en matière d'hermétisme défensif (86-90). Pas de quoi virer dans la déprime a priori, mais le coup de Pau dans les Mauges symbolisa l'ouverture du mélodrame choletais. Car derrière, CB, soudain privé du très précieux Nicolas De Jong (touché au gros orteil), s'en ira toucher le fond.

Bilan des terribles courses : dix revers de suite. Le plus symbolique de la lignée, à Dijon (défaite 68-43), où CB essuya une disette offensive historique, prit la forme explicite d'une humiliation en bonne et due forme. « On va changer des joueurs », glisse alors Thierry Chevrier.

Pourtant, dès la semaine suivante, c'est le siège de Laurent Buffard qui va s'ébranler, et finir par se briser en deux. Volonté choletaise de favoriser l'électrochoc chez les joueurs ? Sans doute. De fait, les choses finiront (un peu) par s'éclaircir, par la force des choses.

Du mieux après Noël

Car dans la continuité d'un revers malheureusement éloquent devant la lanterne rouge havraise (qui n'avait pas remporté le moindre match, jusqu'alors…), Cholet et son nouveau coach (Jérôme Navier) ne pouvaient décemment pas tomber plus bas. Aux portes de la relégation, CB se fait porter pâle, tout en voyant rouge. Bref, il y a désormais urgence.

La sortie du tunnel ? Elle arrive. Et c'est Antibes qui en fera les frais. Souvent décrié, parfois inspiré, Trevon Hughes (20 points à 3/4 à trois points ; 4 passes) joua cette fois les pères Noël, en offrant aux siens une bouffée d'air pur, en plein blizzard hivernal (victoire 94-79). À Nancy, Cholet vient même cueillir un succès qui comptera évidemment dans la perspective par défaut du maintien (victoire 67-65).

En parallèle, CB, renforcé à l'intérieur par la venue de Junior Mbida, vit également un réel anti-dépresseur émerger, en la personne de Joe Trapani. L'Italo-américain, plus expressif sur le terrain que loquace en-dehors, constituera l'atout offensif de CB, une fois la brise de printemps venue. Au Mans, un carton offensif de l'intérieur (35 points ; 8 rebonds ; 40 d’évaluation) engagea carrément CB sur la voie de la guérison (victoire 76-69 à Antarès). Quand bien même quelques péripéties extra-sportives (l'affaire des paris, concernant Stephen Brun et Jérôme Navier), à l'amorce de l'année 2016, apporteront encore quelques sucreries dont CB se serait bien passé… Sur le terrain, en revanche, la machine n'en est pas moins relancée. Quatorzième avec six victoires au compteur au terme de la phase aller, CB demeure pourtant en sursis.

PHASE RETOUR : Wood est là, et Cholet sort du bois

Un seul être vous manque, parfois… Aux premières lueurs de 2016, Cholet s'est finalement plu à prendre l'adage au pied de la lettre. Stricto sensu. Car c'est un fait : il manquait un boss à l'équipe des Mauges. Un meneur de métier, un pur, un vrai, connaisseur des rouages de la Pro A, apte à faire valoir sa bouteille, à se caler le ballon sous le bras et à jouer les chefs d'orchestre. A fortiori dispo pour prendre le relais de Trevon Hughs, dont les dispositions naturelles au même poste sont indubitablement restées de l'ordre du discutable. En un mot, Cholet voulait son guide. En DaShaun Wood, il l'eut.

Débarqué sur les bords de Moine aux premières heures de la nouvelle année, le meneur américain a repris son bâton de pèlerin pour guider CB vers une voie modeste, à défaut d'être promise : celle d'un maintien en Pro A acquis relativement confortablement. Même si la fin de saison remit CB sur un rythme encore une fois scabreux. Mais on ne refait pas totalement une équipe, fragile par nature, avec un seul homme.

Le « Wood show »

Le « Wood show » a d'abord pris en fin de phase aller, lors du succès plein de panache de CB en terres mancelles. Dire qu'Antarès demeurait l'ancien écrin où brilla jadis la nouvelle recrue choletaise. Joli clin d'oeil ! Là-bas, on saisit les velléités réparatrices et organisatrices du néo-Choletais (10 passes décisives). Elles firent largement des petits dans la foulée : devant Dijon (16 points, à 3/6 à trois points), d'abord, et plus sûrement encore devant l'Asvel, ensuite (17 points). Wood y mena CB à bon port, pour venir cueillir un succès de prestige, devant une Meilleraie conquise. Mis en lumière et parfaitement alimentés, Hughes et Jomby (13 points ; 18 d'evaluation contre l'Asvel) s'en délectèrent. Bref, un nouveau Cholet était né, sous les traits d'un homme sage et (très) respecté.

Au passage, le symbole est contradictoire, mais bien effectif : CB, oscillant entre ventre mou et bas-fonds du classement de la Pro A, demeura la seule équipe à avoir dominé la « Parker team », deux fois dans la saison. Vous avez dit paradoxe ? Toujours est-il que Cholet fut largement remis sur les rails à compter de mars (5 victoires en 7 matches). Merci Wood, donc, mais aussi bravo Holloway, le Choletais le plus à même de ne pas engager ses statistiques personnelles sur les pentes des montagnes russes. Un luxe sur lequel Cholet n'aura su qu'imparfaitement s'appuyer...

Trapani reprend le flambeau

Car hélas, le tableau choletais restera clairement et éternellement marqué du sceau de l'irrégularité. Rasséréné dans un premier temps, il refit finalement le coup de la panne. Heureusement, pas avec les mêmes conséquences comptables, ni dans des largeurs comparables à celles entrevues en début d'année. Illustration par les chiffres : sur ses 12 derniers matches de la saison, CB resta sur le carreau à 10 reprises, tout en regrettant, par huit fois, d'essuyer un différentiel final inférieur à 10 points (quatre défaites en-deçà des 5 points de différence). Moralité : la fin de saison choletaise, qui verra CB prendre une modeste 16ème place au final, oscilla entre des promesses certaines (un succès devant Paris à la maison) et certaines promesses finalement déchues.

Il en est donc allé de même chez les individus : Trevon Hughes disparut doucement mais très sûrement de la circulation (5,1 d'eval sur les 6 dernières journées…), Nicolas De Jong vit ses minutes, et donc son rendement, s'étioler sous l'ère Jérôme Navier, quand certains mirent un point d'honneur à guider encore un navire dénué d'objectif alléchant. En la matière, il faudra saluer le sérieux d'un Jonathan Rousselle, toujours prompt à cimenter un vestiaire parfois compartimenté, tout comme il faudra accorder la mention aux sorties finales de Joe Trapani. Poste 4 très fuyant, il reprit le flambeau d'un DaShaun Wood moins tranchant en fin de saison. Car plus « scouté », aussi. Son relais dans le leadership offensif choletais fit souvent des merveilles. Son rendement, sur la phase retour, prit même le rythme imprimé par les cadors de la Pro A (14,5 points ; 41 % à trois points ; 6,3 rebonds ; 17,6 d'évaluation en 28 minutes). Trop tard, diront les autres. Trop seul, diront plus justement les autres.

COUPE DE FRANCE

Du Bordeaux coupé à l'eau !

Il n'est plus guère besoin de rappeler les états de service de CB en Coupe de France. Nanti de deux succès dans la compétition (1998 et 1999), lesquels ont façonné l'histoire du club, Cholet apprécie l'encas, sait s'en délecter et le fait généralement savoir. Qu'on se le dise : en cette saison 2015-16, malgré son appétit, CB va rester sur sa faim ! Non pas que la marche bordelaise ait été insurmontable sur le papier, pour Hughes et consorts. Pensionnaire de Nationale 1, la JSA n'a pas franchement la tête de l'ogre boulimique. Mais il y a un immense « mais » : CB se présente en Gironde amputé de la quasi intégralité de son secteur intérieur, soudain noyé et miné par les pépins physiques, en préparation.

Excusez du peu : De Jong n'est pas encore revenu de l'Euro 2016, qu'il dispute sous l'étendard hollandais, quand Smock, Woods (qui n'évoluera d'ailleurs plus sous le maillot local) et Brun (lumbago) sont sur le flanc. Voilà donc Cholet plus qu'estropié et contraint de promouvoir Kadri Moendadze au poste 4. Pas franchement confortable ! Dès lors, CB se fera couper l'herbe sous le pied, malgré un Trevon Hughes en feu (32 points) et un Murphey Holloway (18 points) contraint de jouer les pompiers de service, dans la peinture. À la mi-temps, Rousselle et consorts surnageaient encore (50-43). Hélas, voilà qui, au final, ne suffira pas (défaite 98-89). Avant même que CB y ait vraiment pu y goûter, la coupe, sa coupe, celle dont il imaginait se délecter, s'est déjà vidée.