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1er rang : Jonathan ROUSSELLE (N°5), Abdoulaye N'DOYE (N°11), Toddrick GOTCHER (n°0), David MICHINEAU (N°16), Killian HAYES (n°3)

2ème rang : Sylvain DELORME (Entraîneur U21), Philippe HERVÉ (Entraîneur), Régis BOISSIÉ (Entraîneur assistant), Didier BARRÉ (Président), Alexis ESNAULT (Kiné), Romain PALUSSIÈRE (Préparateur physique), Thierry CHEVRIER (Directeur)

3ème rang : Ilian EVTIMOV (N°29), Youri MOROSE (N°14), Jerry BOUTSIELE (N°8), Warren WOGHIREN (N°23), Ivan MARAS (N°7), Ryan EVANS (N°15), Haukur PALSSON (N°13), Pierre-Étienne DROUAULT (N°18)

LE MOT DU PRESIDENT

En ce début de saison déjà bien avancé, c'est l'occasion pour moi de vous faire un point sur le projet 2016/20 que je vous avais présenté l'an dernier.

Tout d'abord, au niveau sportif nous avions comme ambition pour l'équipe professionnelle d'arrêter la spirale descendante depuis quelques années. Objectif rempli puisque nous terminons à la 11ème place du classement de Pro A, après avoir terminé à la 15ème place la saison précédente. Pour cette année, l'objectif est bien de sûr d'améliorer ce classement en se rapprochant des Play-offs en fin de saison et de faire un bon parcours en Coupe de France.

L'objectif du Club est également de promouvoir nos jeunes de l'Académie Gautier Cholet Basket et la saison 2016/17 a été riche pour notre Académie :
- nos U21 ont été en Finale du Trophée du Futur
- nos U18 ont été sacrés Champions de France
- nos U17 ont remporté la Coupe de France
avec également des distinctions individuelles. Nous avons au sein de notre Académie de jeunes pépites qui, j'en suis certain, intégreront prochainement l'équipe professionnelle.

Au niveau de la gouvernance, le capital de Cholet Basket va augmenter de 190 000 euros en décembre afin de rendre le Club plus fort financièrement, grâce à de nombreux chefs d’entreprises et particuliers qui croient fortement au projet. Très prochainement, nous allons faire un second appel d’augmentation de capital car d’autres chefs d’entreprise nous l’ont demandé, ce qui prouve un engouement certain pour CB.

Concernant les infrastructures, autre pan important du projet, nous travaillons toujours avec les collectivités locales pour mieux vous accueillir et proposer un vrai spectacle autour du basket. Nous souhaitons attirer plus largement les familles et que la sortie du "samedi soir" devienne incontournable à la Meilleraie.

Dernière facette du projet : CB Fan. Je souhaite que l’ensemble des supporters, abonnés et partenaires qui le souhaitent se retrouvent dans une structure qui permette d’être des soutiens forts pour le Club et les joueurs. On imagine par exemple que les adhérents pourront bénéficier d’avantages, pourront être plus proches du staff technique avec plusieurs réunions dans l’année, pourront organiser des déplacements... tout ceci est à créer mais il me semble important de le faire.

Enfin, je tenais à tous vous remercier, partenaires publics et privés, abonnés, supporters et bénévoles, sans qui le Club de CB ne pourrait pas vivre.

Très bonne saison 2017/18 !

ALLEZ CB !

Le Président de CB

CHAMPIONNAT

PHASE ALLER

Un mauvais canal… puis de bonnes ondes

Après un départ chaotique, CB va largement monter en puissance, pour finalement achever la phase aller en boulet de canon. Car qui peut le plus peut aussi le moins…

Sauver l'essentiel, se rapprocher des play-offs et par bonheur, y faire son nid… Si les acteurs ont quelque peu changé, pour ce nouvel exercice, Cholet aime les refrains qu'il connaît et dont il peut se vanter de maîtriser. En l'occurrence, avant d'entamer sa seconde saison à la tête de CB, Philippe HERVÉ souhaite raison garder. Son effectif est d'abord gondé autour de Français qui prennent du volume (ROUSSELLE, BOUTSIELE, voire MICHINEAU), de vecteurs d'expérience (MARAS, EVTIMOV puis bientôt GATES), et sur d'inévitables paris ou découvertes (PALSSON, GOTCHER, EVANS et DROUAULT). Voilà pour le tableau général.

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Cholet, as-tu du cœur ?

Un tableau qui, en entrée, va justement manquer de couleurs, mais pas de contrastes. Si Cholet n'eut pas à rougir de son étalonnage dans le chaudron portelois (défaite 73-62), il va, dès sa première sortie à la Meilleraie, montrer le visage en clair-obscur qu'il s'évertuera bien malgré lui à reproduire en grande quantité, jusqu'au mois de mai. Devant Hyères, la bande à ROUSSELLE va très largement mener la danse (46-28, 20'), puis totalement se déliter après le repos, au point de laisser le HTV venir capitaliser à la Meilleraie (avec 32 points de Raymond COWELS), médusée. Les 3e quarts-temps ne seront pas une plaie choletaise. Pire : ils constitueront son véritable talon d'Achille, notamment en phase retour. On y reviendra.

S'il perd parfois pied, Cholet sait aussi avoir du cœur. Après avoir pris Dijon (75-73) - sa première victoire de la saison -, il signa le hold-up parfait à Bourg. Son meneur-arrière, Toddrick GOTCHER, ne sera pas tous les jours à la fête, cette saison. En Bresse, il sut asséner la claquette décisive qui permit à CB d'aller chercher un succès de prestige, sinon même une prestation référence, dans le sillage d'un Jerry BOUTSIELE efficace (10 points et 12 rebonds). Du tout bon.

Fin octobre, CB lui adjoint d'ailleurs Yancy GATES, histoire de densifier la peinture maugeoise. Un ajustement qui permit à Ryan EVANS, très emprunté jusqu'alors, de se repositionner à l'aile, et de reléguer Ivan MARAS dans un rôle de faire-valoir (le Monténégrin quittera CB le 30 décembre). Un choix judicieux ? Clairement, oui ! Car dans la foulée, Cholet se paya le scalp du Champion en titre, Chalon, avant de dominer un candidat aux play-offs sur son parquet (Levallois), puis de marcher sur « l'autre » Châlons, via un Abdoulaye N'DOYE qui s'aiguisa offensivement (10 points en 15'). Cholet lancé, Cholet dans l'allure… À tel point qu'une qualification pour la Disneyland Paris Leaders Cup, cinq ans après la dernière en date (en 2012), ne soit plus une douce chimère.

De fait, CB va mériter son ticket pour la Leaders Cup. Un sésame qu'il dut à sa faculté d'alterner entre un visage offensif léché (90 points passés à Antibes ; 19 points en 18' pour MICHINEAU) et une solidarité défensive qui fit également son effet à Pau (victoire 78-70). Et quand la bande à ROUSSELLE (auteur d'un buzzer beater face à Gravelines : d'autres suivront…) eut la bonne idée d'allier les deux, elle fut proche d'être irrésistible. La valise (91-67) assénée à Boulazac (qu'avait rejoint entretemps Pierre-Etienne DROUAULT) comprenait tout au fond un aller simple pour Paris. L'objet ? Un rencard avec Mickey, avec un bilan à l'équilibre (8 victoires, 8 défaites). Grand soleil sur Cholet !

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PHASE RETOUR

Avant Hyères, la peur du lendemain

La Leaders Cup n'aura, hélas, pas bonifié CB. À compter de celle-ci, EVTIMOV et consorts vont en effet enchaîner 7 défaites de rang. De quoi trembler jusqu'au bout. Mais l'essentiel est sauf.

Surfer sur la vague. Définition : expression consacrée, et utilisable dans le sport en général, et en basket en particulier, pour signifier qu'une équipe sut profiter d'une dynamique positive. Contre-exemple : après la Leaders Cup, Cholet ne sut pas surfer sur la vague qu'il avait lui-même déclenchée. Trêve de références au Larousse ! Car le message est passé, compris. Au cours cette phase retour, Cholet va plutôt mal virer, avant de se rebiffer et d'assurer l'essentiel. Ce qu'on lui demandait. Ce qu'il fit, avec orgueil.

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Rousselle, le bouquet final !

Il ne pourra en revanche cesser de ressasser ces satanés retours de vestiaire. Ces 3e quart-temps, pour le dire franchement. Un mal que Philippe HERVÉ ne put traduire en mots, mais qui annihila bien souvent les excellentes intentions choletaises. Il en fut par exemple ainsi devant Monaco, au terme même d'une série de sept matches sans victoire, pour CB. Alors que la bande à PALSSON joua les yeux dans les yeux avec son hôte pendant 20 minutes (« on a rarement été autant mis en danger cette saison», dira même Zvezdan MITROVIC, le coach de la Roca Team), le tout fut ruiné en moins de 10 minutes, par la suite (8-27 pour Monaco dans le 3e quart). Rageant. Avant cela, CB avait connu pareille mésaventure devant Levallois (10-19), ou encore à Limoges (13-21), où il mena pourtant de 18 unités… En parallèle, Cholet perdit aussi ses standards offensifs (seulement 66 points de moyenne en mars). Bref, la fin d'hiver fut rude. Mais le salut bourgeonna en plein printemps !

Car CB sut aussi prendre ce qui devait être pris. Et quand la maison fut menacée, elle eut aussi ses pompiers de service. Cahin-caha cette saison, Ryan EVANS (15 points, 5 rebonds et 4 passes) sortit de sa boîte pour permettre aux siens de faire valoir la logique à Antibes, où Jonathan ROUSSELLE inscrivit là encore le panier de la victoire, à 5'' du terme (74-76). En proie au doute, le Ch'ti, annoncé sur le départ après quatre saisons de grands et très loyaux services, fut le facteur « X », mais aussi le poumon de CB. Il va bientôt s'offrir une sortie sous les clameurs. Tout le contraire d'Isaiah COUSINS. L'arrière américain, venu compléter le roster choletais à l'aune du money-time de la saison, partit sans prévenir, juste avant l'ultime volet face au Mans. Peu classe…

Entretemps, Cholet eut encore un maintien à acter définitivement. S'il sembla d'abord (et à raison) tout à fait hors de portée de Boulazac, la fin d'exercice verra temporairement revenir la crainte. À Nanterre (défaite 77-73), Cholet mordit en effet la poussière en fin de match. Face à Bourg, le « revenant » Zachery PEACOCK (18 points et 9 rebonds) se rappela au bon souvenir de la Meilleraie. À Hyères, lors de l'avant-dernière journée, l'équation est simple : un succès, et Cholet assure son renouvellement de bail en Jeep® Elite. Comme un symbole, le scénario fut le copier-coller de celui que connut CB à maintes reprises : un départ sérieux qui laisse entrevoir d'un dénouement heureux… puis le trou d'air après le repos. Cette fois, le coup de rein signé Toddrick GOTCHER fut salutaire. Ouf !

À morne saison, jolie fin. Le proverbe n'est pas choletais, mais pourrait l'être. Son auteur, en tout cas, serait tout désigné. Jonathan ROUSSELLE n'aura rien gagné avec Cholet, sinon la reconnaissance éternelle de la Meilleraie. Face au Mans et pour sa dernière sortie avec CB, le « Ch'ti » grandit encore. Grandiose derrière l'arc (4/5 à 3 points), il tua le futur Champion de France d'un primé à 10 mètres, à 1'' du terme. En parallèle, Killian HAYES (12 points et 6 passes) s'appliqua à faire tourner le « vieux » Antoine EITO en bourrique. L'ancien, le jeune. ROUSSELLE-HAYES : comme une passation de pouvoir…

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COUPE DE FRANCE

C'est toujours ça de pris…

Si CB s'est fait sortir dès les 16èmes de finale, il a aussi profité de la compétition pour lancer dans le grand bain ses meilleurs atouts en matière de jeunesse dorée.

Coupe fantôme pour certains, mais coupe quand même. La Coupe de France n'a beau offrir qu'un titre quasi honorifique, puisque ne garantissant aucun ticket pour la Coupe d'Europe, elle se fend d'un certain charme… Notamment celui d'aller s'étalonner chez des formations de niveaux inférieurs, où la carte jeune peut aussi être abattue à tout moment. Philippe HERVÉ, finaliste en 2006, puis vainqueur avec Orléans en 2010, sait de quoi il parle : les premiers tours peuvent constituer des rampes de lancement porteuses et utiles.

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Pour CB, l'aventure démarre à Caen (alors 6e de Pro B), fief historique du basket français s'il en est. Mais un fief qui n'est encore qu'au stade de vouloir retrouver ses lustres d'antan. En Normandie, Cholet fait le job, sans véritablement trembler ni briller. Il expose au grand jour un Abdoulaye N'DOYE en pleine affirmation (8 points et 4 rebonds en 19'), face à son ancien coéquipier en Espoirs qu'est Johan CLET. Il fallut un seul petit quart-temps aux Choletais pour enclencher le turbo et se mettre hors de portée (79-68), et ainsi accéder au cap des 16èmes de finale. Un cap qu'il n'a pas franchi… depuis 2014. Une petite éternité pour un club qui a écrit ses premières lettres de noblesse dans ladite compétition (CB fut vainqueur de la Coupe de France en 1997 et 1998).

Encore une fois, c'est manqué ! CB va cette fois tomber sur un os qui n'avait pourtant pas les traits du parfait épouvantail indomptable. Saint-Vallier est alors un leader de Nationale 1 respectable… mais que Cholet eut finalement du mal à totalement respecter. Si Haukur PALSSON signa sa meilleure copie du début de saison (22 points à 5/7 à 3 points), Cholet et ses 19 ballons perdus vont tomber, non sans que Philippe HERVÉ ait pu offrir une fenêtre de tir à Killian HAYES. Lancée dans le cinq majeur, la pépite choletaise ne déçut nullement (4 points, 3 passes, 1 interception), mais l'aventure prit fin avant même que chacun ait pu y prendre goût (défaite 78-76).

DISNEYLAND PARIS LEADERS CUP

Un derby et la sortie

Alors qu'il retrouvait une compétition qu'il n'avait plus connu depuis 6 ans, CB n'a pu dominer le Mans en quarts de finale. Le tout en livrant pourtant un match courageux.

Tout juste le temps de croiser Mickey… Dernier qualifié, premier sorti. Il y a hélas une certaine logique que CB a prise en pleine face, et que le futur champion manceau s'est évertué à faire respecter. Ce quart de finale de Disneyland Paris Leaders Cup, la bande à Philippe HERVÉ aurait légitimement pu le prendre, puisqu'elle fit d'abord mordre la poussière au secteur intérieur sarthois (BOUTSIELE et GATES inscrivirent la moitié des points maugeois). Habitué aux strass et aux paillettes (il a disputé les All-Star Game d'Israël et de Lituanie), Yancy GATES, notamment, se sentit d'abord comme un poisson dans l'eau. De quoi entrevoir l'espoir (41-42, 25').

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L'adresse en berne

Et puis, CB s'évertua bien malgré lui… à faire du CB. Il se dégonda dans les grandes largeurs en cinq petites minutes, où l'on revit poindre les maux dont il souffrit finalement toute la saison : une adresse derrière l'arc en berne (5/18 à 3 points), et guère plus reluisante sur la ligne des lancers (8/13),

et une propension bien malheureuse à perdre des ballons aux instants les plus inopportuns, a fortiori face à l'un des cadors du championnat, contre lesquels Cholet nourrira pas mal de complexes, cette saison. Résultat : un derby, et la sortie (71-61). Les DE COLO, BEAUBOIS ou DOBBINS, vainqueurs en 2008, guettent toujours leurs successeurs.

RÉCOMPENSES INDIVIDUELLES

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Jonathan ROUSSELLE

Il méritait une grande et belle sortie, qu'il s'offrit lui-même, lors de la dernière journée face au Mans. Un épilogue à l'image de ce qu'il apporta pendant quatre saisons. Pas les plus abouties, certes, au regard de l'histoire de Cholet Basket. Mais Jonathan ROUSSELLE ne demeurera  pas en marge du « hall of fame » choletais. Le dernier exercice sous le chandail choletais ne fut pas le plus concluant, collectivement du moins. En revanche, le plus « Ch'ti » des Maugeois y aura acquis un statut, celui qu'il était venu chercher : celui d'un meneur titulaire de Pro A, d'un joueur cadre et d'un capitaine dont la réputation n'est désormais plus à faire en Jeep® Elite. Offensivement, la copie 2017/18 est la plus convaincante de sa carrière dans l'élite (9,4 points à 36 % à 3 points ; 3,9 passes ; 3,6 rebonds), le tout en ayant été bien plus scouté. Convié au concours à 3pts du All-Star Game, le Nordiste recueillit donc les suffrages de la Meilleraie, qui en fit son chouchou à l'applaudimètre, et son MVP de la saison.

RÉCAPITULATIF DE LA SAISON

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Voir aussi 

 

HISTORIQUE U21                 HISTORIQUE U18