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Des nouvelles de : Michael Kessens, un joueur plein d'avenir

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Michael Kessens, qui a grandi en Suisse et a joué en France, offre cette saison aux Lancers de la Longwood University un avenir fait de double-doubles.

Michael Kessens découvrit le football vers l’âge de 5ans, ce qui est plutôt commun pour un jeune garçon élevé en Suisse. Mais lorsqu’il eut 16 ans et alors qu’il vivait à Nyon, à une vingtaine de kilomètres de Genève, Kessens se fit approcher par de jeunes garcons.

"Mes amis étaient en train de jouer au basket et ils m’ont lancé, ‘t’es grand, pourquoi tu ne viens pas jouer avec nous ?’" se remémore Michael, qui décide alors de se concentrer sur le basket.

Ce changement intervenu en 2007 profite désormais aux Lancers de Longwood, où Kessens est un ailier freshman de 2m05 qui cumule 12,6 pts et 10,4 rebonds de moyenne sur ses 11 premiers matches, dont 6 double-doubles. Face à Dartmouth le 1er décembre, il n'a inscrit que 5 points, alimenté de 9 rebonds et 4 contres, mais il laissa toutefois une impression au coach vétéran du Big Green, Paul Cormier.

"Il est plein d'atouts." souligne Cormier. "Il a de bonnes sensations près du cercle et a prouvé qu’il pouvait s’éloigner un peu. Il a un beau jeu, de vrais compétences, et un vrai talent. S’il a la passion et l'envie de s’améliorer, alors attention."

Alors quel a été le plus gros ajustement pour venir jouer aux USA ? "Sur le terrain, je dirai l’intensité. C’est plus intense, plus physique. Les américains sont plus costauds. C’est la raison pour laquelle je suis venu ici. C’est ce dont j’ai besoin : un jeu physique” nous raconte-t-il.

C’est un bon joueur, talentueux manifestement, avec du caractère” precise Mike Gillian, le coach de Longwood en poste depuis 10 ans. "Venant d’Europe, tous les étudiants étrangers ont des obstacles à surmonter juste pour participer parce qu’ils viennent d’un système d’éducation différent. Vous devez être éligible etc. Lui n’a jamais vacillé. Il n’a pas dit 'C’est nul. Je ne veux pas venir.' Il a fait ce qui lui a été demandé. Il a dit que physiquement, il avait besoin de s’améliorer.”

Michael Kessens commença à regarder des highlights vidéos de Michael Jordan et jouer au basket à la même époque où Dirk Nowitzki devenait une star NBA.

"Vous obtenez de la hype et je suis tombez amoureux de ce sport" se rappelle Kessens, assis au bord du terrain du Verizon Center de Washington avant le match de Longwood contre Georgetown le 10 décembre. "Quand j’ai entendu qu’un joueur allemand devenait bon en NBA, je n’y ai pas cru."

Michael Kessens a une mère allemande et un père somalien, décédé. Il parle français, allemand et anglais.

La région d’où il vient est célèbre pour accueillir des célébrités qui viennent profiter des avantages fiscaux qu’offrent la Suisse. Il précise que Michael Schumacher, sept fois champions de F1, et plusieurs autres sportifs de haut niveaux vivent près de Nyon.

Michael est habitué à déménager de pays en pays. En 2008, il arrive en France pour jouer dans l’équipe Espoirs de Cholet, une ville de près de 55 000 habitants dans l’ouest du pays. Plusieurs français sont passés de Cholet Basket à la NBA, notamment Nando De Colo (San Antonio) et Rodrigue Beaubois (Dallas). Kevin Seraphin, qui a grandi en France, a également joué à Cholet et est désormais au Washington Wizards.

Michael Kessens et Kevin Seraphin étaient coéquipiers l’année où les Espoirs choletais furent champions peu après l’arrivée du freshman de Longwood en France.

"Il y a du bon basket en France et c’est une bonne équipe" raconte Coach Gillian. "Heureusement, c’est là où il est resté."

Ironiquement, le premier match de Kessens sur un parquet NBA, lors de la défaite de Longwood contre Georgetown, fut sur le terrain où joue Kevin Seraphin et l’équipe des Wizards.

"C’était spécial. Une très bonne expérience." se remémore Kessens. “Je voulais que Kevin vienne mais il jouait à la Nouvelle Orléans.”

Certains des anciens coéquipiers de Kessens en Europe jouent en université aux Etats-Unis. Il y a l’allemand Patrick Heckmann (Boston College), le néerlandais Chaed Wellian (Tennesse State) et le suisse Christophe Varidel (Florida Gulf Coast).

Michael Kessens a du s’adapter aux quelques règles qui sont différentes en NCAA, comparé au basket FIBA. En Europe, un joueur est autorisé à balayer la balle au-dessus du cercle, et un joueur est sifflé de marcher s’ils ne dribblent pas avant de relever son pied de pivot. Les américains ont des difficultés à s’ajuster quand ils démarrent leur carrière Pro en Europe après avoir joué en NCAA.

"Le goaltending est une chose à laquelle il a fallu que je m’adapte. En Europe on peut toucher la balle au dessus du cercle. On ne peut pas le faire aux USA. On m’a sifflé ça plusieurs fois." raconte Michael. "Je pense que c’est plus facile pour moi de venir ici plutôt que pour les américains de venir en Europe avec la règle du marcher."

Michael Kessens a fait son premier voyage aux USA il y a quelques année pour rendre visite à un ami dont l’oncle vit à New York. Il est revenu à New York cet été avant de se diriger vers Farmville mi-août pour commencer son premier semestre à Longwood.

"Il y a beaucoup de différences entre les USA et l’Europe en général, avec des différences de tailles et de distances. La chose à laquelle j’ai dû me faire a été les transports en commun. Je peux les utiliser en Suisse. Je n’avais pas de permis de conduire. Mais contrairement à la Suisse où je peux vivre sans voiture, ici, il faut en avoir une."

Michael Kessens jouait beaucoup face au panier en France tandis qu’il joue davantage dos au panier à Longwood. Les intérieurs européens sont réputés pour avoir de bons shoots extérieurs, et Michael ne déloge pas à la règle.

Pour l’instant, ses 93 kilos ne font pas le poids face à certains intérieurs que les Lancers ont affronté, notamment contre Georgetown.

"Je suis mentallement prêt pour ça. Je suis un freshman, et même si je n’ai joué que 5 ans, je me suis entraîné avec des joueurs talentueux en France" ajoute-t-il. "J’ai besoin de m’améliorer physiquement. C’est ce sur quoi je suis concentré ".

Michael Kessens dit que l’une des raisons majeures pour laquelle il voulait venir aux USA était l’éducation, pour avoir une sortie de secours en cas de blessures. En France, il était scolarisé au Lycée Europe Robert Schumann.

Le coach de Longwood, a été aux Pays Bas, en Belgique, en Allemagne, et a de bons contacts en France, en Espagne, au Portugal et dans d’autres pays d’Europe de l’ouest. "Techniquement, on a pas à aller dans ces pays pour faire le travail de recrutement" explique Gillian, qui dit que les vidéos aident au recrutement de joueurs européens. "J’ai des relations où je peux obtenir des informations sur de possibles recrus, assez facilement."

Coach Gillian pense que Michael ne peut que s’améliorer. "Il a gagné 4,5 kilos depuis avril. C’est dur d’en faire de même pendant la saison. De mars à septembre, il y a une grosse période pour s’améliorer. S’il atteint 102 à 104 kilos avec ses atouts, on aura un joueur vraiment special.”

Source : Longwoodlancers.com

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