QUESTIONS À MATHIS PIC
Arrivé à Cholet Basket pour poursuivre sa formation, Mathis Pic évolue cette saison avec le groupe Espoirs. Entre découverte d'un nouveau niveau, quotidien à la Pitch Académie et ambitions pour la suite de sa carrière, le jeune joueur revient sur son parcours, son intégration et ses objectifs.
Mathis, peux-tu te présenter rapidement ?
Je m'appelle Mathis Pic, j'ai 20 ans et je suis meneur. Je viens de Saint-Chamond, où j'ai fait toute ma formation. Plus jeune, je jouais à l'Asvel.
Justement, peux-tu nous parler de ton parcours ?
J'ai commencé dans un petit village à côté de chez moi, à Jonage. Ensuite, j'ai rejoint l'Asvel de U13 à U15, puis je suis allé à Saint-Chamond pour poursuivre ma formation.
J'y ai commencé en U17 Région, puis j'ai évolué en U18 France et continué avec les Espoirs. Les dernières années, j'ai également eu l'occasion de m'entraîner et de jouer un peu avec les équipes de Nationale 1 et Élite 2. Et cette année, je suis venu à Cholet pour ma dernière année Espoirs.
À quel âge as-tu commencé le basket et pourquoi ?
C'était un peu par hasard. De mémoire, ce sont des copains de ma classe qui m'ont donné envie d'essayer quand j'étais tout petit. Je me suis inscrit comme ça et puis ça a continué, année après année, en progressant de niveau.
Pourquoi as-tu choisi de rejoindre Cholet Basket ?
Cholet est un club réputé. Chaque année, CB a de bons résultats sportifs et tout le monde parle en bien de ce club.
J'ai aussi eu des problèmes de santé qui ont fait que j'ai été coupé dans mon cursus Espoirs. Je voulais terminer sur une dernière année Espoirs et je suis venu ici pour me perfectionner et progresser sur cette dernière année.
Comment s'est passé ton recrutement ? C'est Régis qui t'a contacté ?
Ça s'est fait avec mon agent. Je ne sais pas exactement comment ça s'est organisé, mais un jour, mon agent m'a dit qu'il y avait cette possibilité.
J'étais sur le marché et je cherchais soit un projet en Nationale 1, soit un projet Espoirs. Je ne savais pas trop comment me lancer. Dans tous les cas, j'allais quitter Saint-Chamond, donc je ne savais pas si j'allais partir dans le monde senior ou terminer mon cursus Espoirs.
Et puis j'ai eu cette proposition de Cholet et je me suis dit : « Allez, go ! »
Comment décrirais-tu ton rôle au sein de l'équipe Espoirs ?
Je suis le plus vieux, donc je dois apporter un peu de maturité. Même si je ne connais pas encore parfaitement le niveau Espoirs Élite, je peux amener un peu de sérénité dans le jeu et être un peu le grand frère de tout le monde.
Sur le terrain, je dois être un leader, un patron.
Quels sont tes points forts et les aspects de ton jeu que tu dois encore améliorer ?
Je suis venu ici en tant que poste 1. À la base, je ne suis pas forcément un poste 1 : les années précédentes, j'étais davantage un combo guard, plus tourné vers le poste 2.
Je suis venu ici pour me perfectionner au poste 1, notamment améliorer mon QI basket, ma vision de jeu et ma capacité à gérer le rythme et le tempo d'un match. En défense aussi, je dois progresser, notamment dans la défense collective et pas seulement dans le un-contre-un.
Mes points forts, ce sont la fixation, le jeu derrière les écrans et le pick-and-roll. Je commence aussi à avoir un bon petit jeu de passes. Je pense que je fais plutôt de bonnes passes.
Comment se passe la vie au sein de l'Académie ? Quelles sont tes relations avec les autres joueurs ?
Je ne connaissais personne en arrivant, mais j'ai été très bien accueilli par tout le monde : les gens des bureaux, les coachs, les joueurs… Tout s'est très bien passé.
Maintenant, les gars sont devenus des frérots. On est tout le temps ensemble et ça se passe très bien, sur et en dehors du terrain.
Tu es en colocation ?
Oui, avec Noah Boigne, qui vient lui aussi d'arriver.

À quoi ressemble une journée type pour toi ?
À 8h30, j'ai du travail individuel avec les coachs individuels, notamment Karlton (Egalgi) ou Vaïdo (Pridotkas). Ensuite, on fait de la musculation avec Simon (Thibaudeau). On termine généralement entre 11h et midi.
Ensuite, on va manger. Puis on a une pause dans l'après-midi entre 14h et 16h, pendant laquelle on peut notamment faire nos cours. À 17h, il y a l'entraînement collectif avec Régis, on termine vers 19h.
Tu fais des études en parallèle ?
Je prends des cours d'anglais.
Quel est ton meilleur souvenir depuis que tu joues au basket ?
Je pense que c'était lors de ma première année en U17 au centre de formation à Saint-Chamond. On avait atteint un carré de finale de Coupe de France avec un très bon groupe.
Tout le monde s'entendait bien, c'était franchement génial. Il y avait tous les parents qui avaient fait le déplacement avec nous. C'était superbe.
On avait notamment réussi à nous qualifier pour les quarts de finale contre Strasbourg. On avait tout gagné jusque-là, puis on s'était fait éliminer. Mais ça reste franchement un très bon souvenir.
Quel joueur t'inspire le plus et pourquoi ?
Quand j'étais petit, j'étais fan de Shane Larkin. À l'époque, il mettait plein de beaux tirs, il gérait son équipe, il avait tout le temps le ballon. J'aimais trop. Il était impressionnant.
Maintenant, je regarde un peu tout le monde.
Y a-t-il un joueur de l'équipe professionnelle avec qui tu es particulièrement proche ou qui peut te donner des conseils ?
Je ne suis pas forcément proche de quelqu'un en particulier, mas j'échange pas mal avec Jarrod West.
Il ne me donne pas forcément de conseils, mais il me donne ses ressentis, notamment sur la manière dont il vit les matchs. Depuis le début de l'année, il me dit quand il a bien ressenti un match ou quand ça s'est moins bien passé.
Je m'inspire un peu de la manière dont il réagit après les bons matchs ou les mauvais matchs. Ça me donne une vision de sa mentalité.
Quels sont tes objectifs personnels et collectifs pour cette saison ?
Personnellement, je veux sortir de cette année en étant capable de m'affirmer au poste 1, de gérer un groupe et de gérer le tempo d'un match. Ensuite, je veux faire une bonne saison et pouvoir sortir en professionnel après cette saison.
Collectivement, l'objectif est de connaître le plus de victoires possible, de disputer le Trophée du Futur, de vivre des expériences fortes et importantes, d'avoir de la visibilité et de performer collectivement. Et bien sûr, faire le back-to-back pour le titre.

Quelle est ta plus grande qualité, sur et en dehors du terrain ?
Sur le terrain, je dirais ma qualité de fixation. Depuis tout petit, j'ai une vraie qualité en un-contre-un dont je me sers pour fixer et libérer mes coéquipiers. C'est ma qualité numéro un depuis toujours.
En dehors du terrain, en tant qu'homme, je dirais que j'adore rire. Peu importe la situation, j'ai toujours envie de faire rire le groupe et les gars avec qui je suis. L'humour, c'est important pour moi. J'aime toujours apporter une touche d'humour et être quelqu'un de joyeux.
Quel est ton petit plaisir après un bon match ?
Après un bon match, j'aime bien aller au restaurant avec les gars de l'équipe pour parler un peu du match, ou aller manger avec mes parents s'ils sont là. Une bonne bouffe, quoi.
Si tu pouvais performer dans un autre sport, lequel choisirais-tu ?
Le foot. Et gagner la Ligue des champions.
Quel est ton animal totem ?
Je dirais le loup.
Il y a le loup en meute. J'ai toujours beaucoup évolué avec mes parents. Je suis fils unique et très proche d'eux. J'ai toujours évolué avec ma meute, mes deux parents.
Mais il y a aussi le loup solitaire. Là, je suis parti un peu loin de chez moi et je suis capable de gérer ma vie tout seul, comme un grand.
Donc je dirais le loup solitaire et le loup en meute en même temps.
Quel est ton chanteur ou groupe préféré ?
Mon chanteur préféré, paix à son âme, c'est Werenoi. J'écoute énormément Werenoi.
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